‹ Poésies complètes de ParnyChapitre 68 sur 106 · A LA NOIT · texte numérisé non relu

A LA NOIT

Toujours le malheureux t’appelle, O Nuit, favorable aux chagrins!

Viens donc, et porte sur ton aile L’oubli des perfides humains.

Voile ma doujleur solitaire ;

Et lorsque la main du sommeil Fermera ma triste paupière,

O dieux ! reculez mon réveil ; Qu’à pas lents l’Aurore s’avance Pour ouvrir les poites du jour ; Importuns, gardez le silence, Et laissez dormir mon amour.

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