‹ Poésies complètes de ParnyChapitre 94 sur 106 · ÉLÉGIE IV · texte numérisé non relu

ÉLÉGIE IV

Dieu des amours, le plus puissant des dieux,

Le seul du moins qu’adora ma jeunesse ;

Il m'en souvient, dans ce moment heureux

Où je fléchis mon ingrate maîtresse,

Mon cœur crédule est trompé par vous deux,

Mon faible cœur jura d'aimer sans cesse.

Mais je révoque un serment indiscret,

Assez longtemps tu tourmentas ma vie,

Amour, amour, séduisante folie !

Je t'abandonne, et même sans regret,

Loin de Paphos la raison me rappelle ;

Je veux la suivre et ne veux suivre qu’elle Pour t’obéir je semblais être né:

Vers tes autels dès l’enfance entraîné,

Page 1