LES BORDS DE LA GREE
Voici le vallon , et voici le bosquet Tout au-dessous des bouleaux touffus ;
La cloche du village a dit l'heure :
Ohl qui peut retenir ma charmante belle?
Ge n'est pas Maria qui m'appelle à voix basse ;
Ce n'est que le souffle embaumé de la brise Qui se mêle à la cadence expirante de quelque oiseau ,
Pour saluer l'étoile humide du soir.
C'est la voix de Maria que j'entends 1
Ainsi l'alouette des bois appelle Sa fidèle petite compagne à la pâture :
C'est à la fois musique — et amour.
Et est-ce bien toi? et es-tu sincère?
0ht sois bienvenue de l'Amour et de moi, Et allons renouveler tous nos serments
Le long des bords fleuris de la Crée.
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Voici un9 Ixmtéilte «t «n brtve «aa ^
Qu'as4u à désirer d« ph», mon iomibe ?
Qui sait, avant que sa vie soit terminée,
Quelle peut être sa part de Aouci , mon homitie ?
Saisis dotic les instants au vol ,
Et uses-en comme tu dois , mon homme :
Crois-moi , le bonheur est un peu prude ,
Et ne vient pas toujours quand on l'appelle, mon homme.
A la santé de celle que j'aime tendrement !
A 1» santé de ceUe qne j'aime tendrement !
Tu es charmante comme le sourire de deux amants qui se rencon-
Et suave comme leur larme au départ — Jessy 1 [tr^fit,]
Quoique tu ne doives jamais être à moi ,
Quoique toute espérance me soit interdite , T' aimer sans espérance est plus doux
Que toutes les autres choses de ce mcméê «^ Jessy 1 A k santé, etc.
Je me lamente aux gais rayons du jour^
Quand, sans espoir, je pense à tes charmes ; Mais bienvenu est le rêve du doux sommeil ,
Car alors je suis serré dans tes bras — Jessy ! A la santé, etc.
Je devine à ce cher sourire d'ange,
Je devine à cet œil qu'anime l'amour ; Mais pourquoi solliciter lin tendre aveu
Contre le dur et cruel décret de la fortune *— Jessy ! A la santé, etc.
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