‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 104 sur 224 · LES BORDS DE LA GREE · texte numérisé non relu

LES BORDS DE LA GREE

Voici le vallon , et voici le bosquet Tout au-dessous des bouleaux touffus ;

La cloche du village a dit l'heure :

Ohl qui peut retenir ma charmante belle?

Ge n'est pas Maria qui m'appelle à voix basse ;

Ce n'est que le souffle embaumé de la brise Qui se mêle à la cadence expirante de quelque oiseau ,

Pour saluer l'étoile humide du soir.

C'est la voix de Maria que j'entends 1

Ainsi l'alouette des bois appelle Sa fidèle petite compagne à la pâture :

C'est à la fois musique — et amour.

Et est-ce bien toi? et es-tu sincère?

0ht sois bienvenue de l'Amour et de moi, Et allons renouveler tous nos serments

Le long des bords fleuris de la Crée.

<M P0É6IIS DE mmm.

Voici un9 Ixmtéilte «t «n brtve «aa ^

Qu'as4u à désirer d« ph», mon iomibe ?

Qui sait, avant que sa vie soit terminée,

Quelle peut être sa part de Aouci , mon homitie ?

Saisis dotic les instants au vol ,

Et uses-en comme tu dois , mon homme :

Crois-moi , le bonheur est un peu prude ,

Et ne vient pas toujours quand on l'appelle, mon homme.

A la santé de celle que j'aime tendrement !

A 1» santé de ceUe qne j'aime tendrement !

Tu es charmante comme le sourire de deux amants qui se rencon-

Et suave comme leur larme au départ — Jessy 1 [tr^fit,]

Quoique tu ne doives jamais être à moi ,

Quoique toute espérance me soit interdite , T' aimer sans espérance est plus doux

Que toutes les autres choses de ce mcméê «^ Jessy 1 A k santé, etc.

Je me lamente aux gais rayons du jour^

Quand, sans espoir, je pense à tes charmes ; Mais bienvenu est le rêve du doux sommeil ,

Car alors je suis serré dans tes bras — Jessy ! A la santé, etc.

Je devine à ce cher sourire d'ange,

Je devine à cet œil qu'anime l'amour ; Mais pourquoi solliciter lin tendre aveu

Contre le dur et cruel décret de la fortune *— Jessy ! A la santé, etc.

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