‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 109 sur 224 · JE CONFESSA QUE TU ES SI BELLE · texte numérisé non relu

JE CONFESSA QUE TU ES SI BELLE

Je confesse que tu es si belle

Que j'aurais été dans l'amour jusqu'au cou , Si je n'avais pas vu que la plus légère prière

Que puissent fhlfe les lèvres savait émouvoir ton cœur.

Je te confesse charmante, mais je vois

Que tu es si prodigue de tes channtes Que tes fiiTittre sont le vent stupide

Qui baise chaque chose qu'il rencontre.

Vois ce jeune bouton de rose riche de rosée , Si pudique au miHe« de ses épines natales ;

Comme il perd vile «m parAim et sa couleur^ Une fois cueilli et porté comme un l^ochet commun.

Un pareil sort t'attend avant peu,

Quoique tu puisses gaiement fleurir quelque Um^n] Mais bientôt tu seras jetée de côté

Comme une herbe commune et vile.

Je rêvais que j'étais couché dans un lieu où des fleurs poussaient

Gaiement dans un rayon de soleil , Ecoutant chanter les oiseaux en liberté ,

Près d'une chute d'eau limpide.

Tout à coup le soleil devint sombre et menaçant ,

Des tourbillons de vent ébranlèrent le» bois ; Les arbres se battaient avec leurs vieux bris

Au-dessus de la vague enflée et trouble.

Tel fut le matin trompiur de ma vie ,

Tels les plaisirs que je goûtai ; Mais, long-temps avant midi, de bruyantes* tempMes déchaînées

\n POESIES DE BURNS.

Détruisirent tout mon bonheur dan&sa fteur.

Quoique la fortune volage m'ait trompé,

Qu'elle m'ait promis le bien et n'ait tenu que le mal, Qu'elle m'ait enlevé mainte joie et mainte espérance ,

Je porte un cœur qui me soutiendra.

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