‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 111 sur 224 · PERSONNE · texte numérisé non relu

PERSONNE

J'ai une femme à moi ,

Je ne partagerai avec personne ; Je ne me laisserai pas faire cocu ,

Je ne ferai cocu personne.

J'ai deux sous à dépenser.

De cela — je ne remercie personne ; Je n'ai rien à prêter,

Je n'emprunterai de personne.

Je ne suis de personne le seigneur,

Je ne serai l'esclave de personne ; J'ai une bonne et large épée,

Je ne me laisserai battre par personne.

Je serai joyeux et libre ,

Je ne m'attristerai pour personne ; Si personne ne se soucie de moi ,

Je ne me soucierai de personne.

Je repasserai toofours par k viUe là-bas ,

Et par le jardin vert, encore; Je repasserai toujours par la ville )à-bas

Et verrai ma belle Jeanne encore.

Personne ne saura , personne ne devinera Ce qui me ramène par cette route encore,

Excepté elle, ma toute belle et fidèle amie, Et nous nous rejoindrons à la dérobée encore.

Elle rôdera près du chêne

Quand approchera Fheure du rendez-vous encore, Et lorsque je verrai sa charmante forme ,

Oh 1 ma foi I elle me sera doublement chère encore.

Je te baiserai encore , encore ,

Et je te rebaiserai eifbore , Oui , je te baiserai encore , encore ,

Ma belle Peggy Alison 1

Tous les soucis et toutes- les craintes, quand tu es près de moi ,

Je les défie à jamais , oh I De jeunes rois , sur leur trône d'hier,

Me sont pas si heureux que moi , oh 1 Je te baiserai , etc.

Quand tu es dans mes bras , avec tous tes charmes , Je serre mes innombrables trésors , oh !

I9« POtfttES DE BUfmS.

Je ne demande pour ma part du ciel Que le plaisir d'un tel moment , oh !

Je te baiserai , etc.

Et par tes yeux, d'un si beau bleu ,

Je jure que je suis à toi pour jamais ^ oh 1 •

Et sur tes lèvres je scelle mon serment ; Et jamais je ne le romprai , oh 1 Je te baiserai, etc.

LA JEUNfi PÀTSANNS.

En été , quand le foin toit £iuché ,

Et que le blé ondoyait vert daM ihAqvM dhtmp y Quand la luzerne fleurissait blanche sur la prairie ,

Et que les roses s*6pênouiSMient dans ohÉf|W iHiisMlk^ L'enjouée Bessy, daiM l'ehdroit ()Q oft tr«it Vtê Yiohé»)

Dit : Je me marierai , affive que pmtH ; Là-dessus une femoM ridée par l'Age )>Ht lA ptfMe ,

Un bon avertissement ne fait pas de mal.

C'est vous qui en aves, des ambureux,

Et , ma fille , vous étee bien jeune, Toiia etTel ; Mais attendei un peu , et choitieses adroiteitent

Une riche cuisine , un riche parloir :

Il y a Johnie de Buskie-Glen ,

Pleine est sa grange , pleine est son étable ; Retenez cela de moi , ma belle poule ,

C'est l'abondance qui entretient le feu de l'amant.

Johnie du val de Buskie?

Je ne m'en soucie pas tant que^'une tflOudhé ] Il aime si fort ses récoltes et ôes vaches ,

Qu'il n'a pas d'amour disponible pour moi \ Mais Robie me fait gaiement les yeut doUX ,

Et je sais bien qu'il m'aime tendrement ; Une œillade de lui , jô ne la donnerais pas

Pour Buskie-Glen et tout son avoir.

fille étourdie, la vie est un OombetI

Si uni que soit le chemin , la lutte éël rUdé ;

Mais toujours la main pleine est celle qui se bat le mieux y Le souci de la hïm eet un cfuel eouel :

Mais les uns veulent dépenser, et les aUtfêS éooMMllser;

POÉSIES DE BURNS. in

Et les gens volontairoe doivent ayoif leur rolonté ) Selon que vous brasserez, ma belle fillette, Faites attention qu'il vous faudra boire l'aie.

Oh ! l'argent m'achètera des tillons de terre ,

£t l'argent m'achètera des moutons et des vaches ; Mais le coeur sensible du charmant amour,

L'or et l'argent ne sauraient l'acheter t Nous pouvons être pauvres — Bobie et moi^

Léger est le Dirdeiiu que l'amour impose \ Le contentement et l'amour amènent la paix et la Joiei

Qu'ont de plus les reines sur leur trône ?

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