PERSONNE
J'ai une femme à moi ,
Je ne partagerai avec personne ; Je ne me laisserai pas faire cocu ,
Je ne ferai cocu personne.
J'ai deux sous à dépenser.
De cela — je ne remercie personne ; Je n'ai rien à prêter,
Je n'emprunterai de personne.
Je ne suis de personne le seigneur,
Je ne serai l'esclave de personne ; J'ai une bonne et large épée,
Je ne me laisserai battre par personne.
Je serai joyeux et libre ,
Je ne m'attristerai pour personne ; Si personne ne se soucie de moi ,
Je ne me soucierai de personne.
Je repasserai toofours par k viUe là-bas ,
Et par le jardin vert, encore; Je repasserai toujours par la ville )à-bas
Et verrai ma belle Jeanne encore.
Personne ne saura , personne ne devinera Ce qui me ramène par cette route encore,
Excepté elle, ma toute belle et fidèle amie, Et nous nous rejoindrons à la dérobée encore.
Elle rôdera près du chêne
Quand approchera Fheure du rendez-vous encore, Et lorsque je verrai sa charmante forme ,
Oh 1 ma foi I elle me sera doublement chère encore.
Je te baiserai encore , encore ,
Et je te rebaiserai eifbore , Oui , je te baiserai encore , encore ,
Ma belle Peggy Alison 1
Tous les soucis et toutes- les craintes, quand tu es près de moi ,
Je les défie à jamais , oh I De jeunes rois , sur leur trône d'hier,
Me sont pas si heureux que moi , oh 1 Je te baiserai , etc.
Quand tu es dans mes bras , avec tous tes charmes , Je serre mes innombrables trésors , oh !
I9« POtfttES DE BUfmS.
Je ne demande pour ma part du ciel Que le plaisir d'un tel moment , oh !
Je te baiserai , etc.
Et par tes yeux, d'un si beau bleu ,
Je jure que je suis à toi pour jamais ^ oh 1 •
Et sur tes lèvres je scelle mon serment ; Et jamais je ne le romprai , oh 1 Je te baiserai, etc.
LA JEUNfi PÀTSANNS.
En été , quand le foin toit £iuché ,
Et que le blé ondoyait vert daM ihAqvM dhtmp y Quand la luzerne fleurissait blanche sur la prairie ,
Et que les roses s*6pênouiSMient dans ohÉf|W iHiisMlk^ L'enjouée Bessy, daiM l'ehdroit ()Q oft tr«it Vtê Yiohé»)
Dit : Je me marierai , affive que pmtH ; Là-dessus une femoM ridée par l'Age )>Ht lA ptfMe ,
Un bon avertissement ne fait pas de mal.
C'est vous qui en aves, des ambureux,
Et , ma fille , vous étee bien jeune, Toiia etTel ; Mais attendei un peu , et choitieses adroiteitent
Une riche cuisine , un riche parloir :
Il y a Johnie de Buskie-Glen ,
Pleine est sa grange , pleine est son étable ; Retenez cela de moi , ma belle poule ,
C'est l'abondance qui entretient le feu de l'amant.
Johnie du val de Buskie?
Je ne m'en soucie pas tant que^'une tflOudhé ] Il aime si fort ses récoltes et ôes vaches ,
Qu'il n'a pas d'amour disponible pour moi \ Mais Robie me fait gaiement les yeut doUX ,
Et je sais bien qu'il m'aime tendrement ; Une œillade de lui , jô ne la donnerais pas
Pour Buskie-Glen et tout son avoir.
fille étourdie, la vie est un OombetI
Si uni que soit le chemin , la lutte éël rUdé ;
Mais toujours la main pleine est celle qui se bat le mieux y Le souci de la hïm eet un cfuel eouel :
Mais les uns veulent dépenser, et les aUtfêS éooMMllser;
POÉSIES DE BURNS. in
Et les gens volontairoe doivent ayoif leur rolonté ) Selon que vous brasserez, ma belle fillette, Faites attention qu'il vous faudra boire l'aie.
Oh ! l'argent m'achètera des tillons de terre ,
£t l'argent m'achètera des moutons et des vaches ; Mais le coeur sensible du charmant amour,
L'or et l'argent ne sauraient l'acheter t Nous pouvons être pauvres — Bobie et moi^
Léger est le Dirdeiiu que l'amour impose \ Le contentement et l'amour amènent la paix et la Joiei
Qu'ont de plus les reines sur leur trône ?