LE JEUNE MONTAGNARD ERRANT
Les vents glacés soufflent avec violence ,
La neige couvre les montagnes , L'hiver aussi de moi s'empare ,
Depuis que mon jeune montagnard errant
Porte ses pas au loin de pays en pays.
N'importe où il aille, n'importe où il s'égare ^
Puisse le ciel être son gardien , Et le ramener en sûreté à la jolie Strathspey
Et au beau chAteau de Gordon 1
Les arbres qui maintenant gémissent dépouillés,
Seront bientôt couverts de feuilles ; Les petits oiseaux qui soupiraol épuisés
Chanteront tous joyeusement,
Et toutes les fleurs pousseront.
Ainsi je me réjonfrai tout le jour,
Quand , près de son puissant gardien , Mon jeune montagnard sera de retour à la jolie Strathsi>ey
Et au beau château de Gordon.
Louis , qu'est-ce que je ine soucie de toi y
Ou de Georâie sur son Océan?
Vous n'êtes que des banqueroutiers et des variMi-piaë» pour moi ,
Je règne dans le cœur de Jeannie.
Qu'elle couronne mon^amour qui est sa loi.
Que dans son sein elle m'élève «a Mtm :
Rois et nations ) retirez*vous ;
Mendiants effrontés , je vous renie.
LXXÎI.
Regardez tout ce faste de la mode dispendi^se, Autour de la fiancée opulente et titrée ,