PEGGY
La figure de ma Peggy, la tournure de ma Peggy Réchaufferaient la vieillesse glacée d'un ermite; Le mérite de ma Peggy, l'esprit de ma Peggy Charmeraient le premier des mortels.
J'aime l'air angélique de ma Peggy, Sa figure d'une beauté si vraiment céleste.
Sa grâce naïve si dénuée d'art ; Mais j'adore le cœur de ma Peggy.
La blancheur du lis , les couleurs de la rose , Le feu brillant d'un œil.
Qui ne reconnaît leur pouvoir magique , Mais qui notait qu'ils se ternissent tous I La tendre émotion , la larme compatissante , Le dessein généreux, noblement cher, Le doux regard qui désarme la fureur, Ce sont là des charmes immortels.
Aucune uoble dame, ^i belle qu^elle soit, Ne sera jamais le souci de ma muse ; Tous leurs titres ne sont qu'un vain apparat. Ponnez-moi ma fillette des Hautes-Terres, oh!
Dans le vallon toufifù , oh !
Au-dessus de la plaine si remplie de joncs , oh t
Je m'assieds de bien bon cœur,
Pour chanter ma fillette des Hautes-Terres, ohl
Oh ! si ces collines et ces vallées là-bas étaient à moi , A moi ce palais et ces beaux jardins I Le monde alors connaîtrait Tamour Que je porte à ma fillette des Hautes-Terres j oh ! Dans le vallon, etc.
Mais la Fortune frivole me maltraite, Et je dois traverser la mer furieuse ; Mais tant que couleront mes flots de pourpre. J'aimerai ma fiUette des Hautes-Terres, ohl Dans le vallon, çtc.
Quoique je traverse des climats étrangers , Je sais que son cœur ne changera jamais , Car son sein brûle du feu de Thonneur, Ma fidèle fillette des Hautes-Terres, oh!
Dans le vallon , etc.
Pour elle j'affronterai le rugissement de la vague. Pour elle j'affronterai la rive lointaine, Afin que la richesse de l'Inde puis^ jeter du lustre Autour de ma fillette des Hautes-Terres , oh ! Dans le vallon, etc.
Elle a mon cœur, elle a ma main , Par les liens sacrés de la vérité et de l'honneur ! Jusqu'à ce que le coup de la mort m'abatte, Je suis à toi, ma fillette des Hautes-Terres, oh I
Adieu le vallon si touffu, oh !
Adieu la plaine si remplie de joncs , oh !
Il faut maintenant aller dans d'autres lieux , Chanter ma fillette des Hautes-Terres , oh '.
Î4 4 POÉSIES OË mJRNS.
LKXXL
Je ne suis point un homme d'église pour railler &t écrire, Un homme d'Ëtat ni un soldat pour intriguer et conbattre f Ni un rusé homme d'affaires combinant un piège , Car une bouteille au gros ventre lait tout mon souci.
Je n'envie pas le pair, je lui donne son salut ;
Je ne dédaigne pas le paysan, si bas qu'il soit ;
liais une réunion de bons garçons, comme ceux qui sont ici,
St «le bouteille comme celle-ci, font ma gloire et mon souci.
Ici le squire passe sur son frère — le chetal ; Là cent pour cent , l'homme de la Cité , ttec Sà bwfse ; Mais voyez-vous la Couronne , comme elle flotte dans l'air! Là une bouteille au gros ventre calme toujours mon souci.
La femme de mon cœur, hélas 1 elle est morte ; J'ai couru à l'église pour «voir de douces consolations ; J'ai trouvé que le vieux Salomon avait eu raison de dire Que la bouteille au gros ventre est un remède à tout souci.
On me persuada une fois de faire une pacotille ;
Une lettre m'informa- que tout avait péri ;—
Mais précisément le vieil hôte poussif montait m se dandtsatït, '
Avec une glorieuse bouteille qui mit fin à mon sodci.
« L*8 soucis de la vie sont des cotisolatiotis*, »— maxime posée Par le barde, coiœnent l' appelez-vous f qui portait la robe noire; Et ma foi je suis d'accord avec le vieux fat à un cheveu près, Car une bouteille au gros centre est un ciel de soucis.