‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 147 sur 224 · Mahomet · texte numérisé non relu

Mahomet

rài POÊSIBS DE BURKS.

Les ombres de la nuit s'amassent rapidement , L*ouragan farouche et inconstant rugit avec force , Le sombre nuage est chargé de pluie , Je le vois poussé sur la plaine.

Le chasseur maintenant a quitté la bruyère, Les oiseaux dispersés se rejoignent rassurés , Tandis que j'erre ici , accablé de soucis , Le long des solitaires rives de l'Ayr.

L'Automne pleure son blé mûrissant, Arraché par les ravages de l'Hiver précoce ; A travers son paisible ciel d'azur, Elle voit voler la tempête courroucée :

Mon sang se glace à l'entendre sévir.

Je pense à la vague orageuse, Où je dois affronter maint danger.

Loin des belles rives de l'Ayr.

Ce n'est pas le rugissement du flot qui s'enfle.

Ce n'est pas ce rivage fatal , mortel ;

Quoique la mort s'y montre sous toutes les formes ,

Les malheureux n'ont plus rien à craindre :

Mais ce sont les liens qui m'entourent le cœur,

C'est ce cœur percé de tant de blessures.

Elles saignent de nouveau ; et ces liens, je les arrache

En quittant les belles rives de l'Ayr.

Adieu les montagnes et les vallons de la vieille Cotla, Ses landes de bruyère et ses vallées sinueuses ; Les lieux où erre l'imagination affligée.

Poursuivant dans le passé des amours malheureux 1 Adieu, mes amis I adieu, mes ennemis 1 Ma paix avec ceux-ci , mon amour avec ceux-là — Les larmes qui m'échappent trahissent mon cœur. Adieu les belles rives de l'Ayr.

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