Mahomet
rài POÊSIBS DE BURKS.
Les ombres de la nuit s'amassent rapidement , L*ouragan farouche et inconstant rugit avec force , Le sombre nuage est chargé de pluie , Je le vois poussé sur la plaine.
Le chasseur maintenant a quitté la bruyère, Les oiseaux dispersés se rejoignent rassurés , Tandis que j'erre ici , accablé de soucis , Le long des solitaires rives de l'Ayr.
L'Automne pleure son blé mûrissant, Arraché par les ravages de l'Hiver précoce ; A travers son paisible ciel d'azur, Elle voit voler la tempête courroucée :
Mon sang se glace à l'entendre sévir.
Je pense à la vague orageuse, Où je dois affronter maint danger.
Loin des belles rives de l'Ayr.
Ce n'est pas le rugissement du flot qui s'enfle.
Ce n'est pas ce rivage fatal , mortel ;
Quoique la mort s'y montre sous toutes les formes ,
Les malheureux n'ont plus rien à craindre :
Mais ce sont les liens qui m'entourent le cœur,
C'est ce cœur percé de tant de blessures.
Elles saignent de nouveau ; et ces liens, je les arrache
En quittant les belles rives de l'Ayr.
Adieu les montagnes et les vallons de la vieille Cotla, Ses landes de bruyère et ses vallées sinueuses ; Les lieux où erre l'imagination affligée.
Poursuivant dans le passé des amours malheureux 1 Adieu, mes amis I adieu, mes ennemis 1 Ma paix avec ceux-ci , mon amour avec ceux-là — Les larmes qui m'échappent trahissent mon cœur. Adieu les belles rives de l'Ayr.