‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 164 sur 224 · LA MONTAGNARDE MARY · texte numérisé non relu

LA MONTAGNARDE MARY

vous, collines, coteaux et ruisseaux, qui entourez Le château de Montgomery,

Verts soient vos bois , et belles vos fleurs I

Que vos eaux ne soient jamais fangeuses !

Que là l'été commence à déployer ses robes,

Et qu'il s'y attarde le plus long-temps 1 Car là j'ai reçu le dernier adieu

De ma charmante montagnarde Mary.

Avec quel charme fleurissait le gai bouton vert ,

Qu'elle était riche, la fleur de l'aubépine, Lorsque sous leur ombrage odorant ,

Je la serrai contre mon sein !

Les heures d'or, aux ailes d'ange ,

Volaient sur moi et ma chérie ; Car chère à moi, comme la lumière et la vie,

Etait ma charmante montagnarde Mary.

Après maint serment, et étroit embrassement ,

Notre séparation fut bien tendre , Et, promettant de nous revoir souvent,

Nous nous arrachâmes l'un de l'autre ; Mais ô gelée précoce de la cruelle mort,

Qui a brûlé ma fleur si vite 1 Maintenant vert est le gazon , et froide est la terre

Qui enveloppe ma montagnarde Mary 1

Ohl pâles, pâles sont maintenant ces lèvres de rose

Que j'ai souvent baisées si passionnément 1 Et fermé pour toujours est le regard étincelant

Qui s'arrêtait si bienveillant sur moi I Et maintenant tombe en poussière silencieuse

Ce cœur qui m'aimait si tendrement l Mais toujours au fond de mon sein

Vivra ma montagnarde Mary 1

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