A GAVIN HAMILTON, ESQ
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Je regarde, monsieur, comme un devoir impérieux De vous avertir que maître Tootie,
Autrement dit, laird Mac-Gaun, Etait sur le point de prendre à son service le garçon Dont vous avez parlé l'autre jour,
Et l'aurait fait sur-le-champ , N'était qu'il a appris les tours de l'enfant, Dont, ma foi, je le soupçonne fort.
Comme d'avoir gratté les marques de la vieille vache
>ÔÊSiES DE ËlilRNS. 327
Et d'avoir dit là-dessus des mensonges :
J'aimerais donc autant
Qu'il servit votre révérence, S'il se fait que vous ne soyez pas
Pourvu autrement.
Ce n'est pas pour dire, mais il est assez délié, Et daas une maison grossière et brutale
Le garçon pourrait apprendre à jurérj Mais aussi avec vous il recevra de si bons enseignements, Et aura de si b^ux exemples de rectitude,
Que je n'ai aucune crainte.
Vous lui apprendrez toutes sortes d'arguties ,
Et le menacerez bien de l'ônfer :
Et le forcerez d'aller à l'église —
Toutes lés foisqiie vôm vbus Y*rend^e2 •vbiis-même. Si donc vous devez être absent
De chez tbus vendredi prôchditi , Alors veuillez laisser, monsieur, Vos ordres à votre dame.
J'ai donné ttla pâMe d'hotineur, Que chez John de Paisley, ce soir.
Je rejoindrais ce vér de "terre; Pour essayer de mettre les deux parties d'accord. Et nommer les arrhes et le salaire
En mode et forme légaux :
Je sais bien qu'il est capable de jouer un tour.
Quand des innocents le laissent faire; Et que le Diable, si tant est qu'il existe.
Est, ma foi, sûr de le happer.
Quant aux phrases et aux complimehts,
Vous savez que votre lauréat les dédaigne :
Mais vous aurez toujours votre part dans la prière Du reconnaissant ménestrel Burms.
A M. MÀC-ADÀM
DE CRAIGEN-GILLAN.
Monsieur, c'est près d'une roquille que j'ai reçu votre billet. Vraiment il m'a rendu orgueilleux ;
« Voyez qui fait attention au barde î »
Ai-je, en sautant, crié bien haut.
« Maintenant que diable me font les railleries
De ce million d'idiots stupides, Je lèverai le nez au-dessus d'eux tous —
Je suis loué par Craigen-Gillan 1 »
G* était noble, monsieur; c'était digne de vous
D'accorder votre haute protection :
Le sourire d'un grand, vous le savez fort bien,
A toujours une heureuse influence.
Quoique, par les os de celui ^ qui dans un tonneau
Tint tête à Sandy > le Macédonien 1 Sur mes deux jambes dans la boue et la crotte
Je sois toujours debout et indépendant. —
Et quand ces jambes ne seront plus les bienvenues A me mener au bon chou vert tout chaud ,
Le bord d'un fossé dans la prairie, une ciboule, Et un pain d'orge me réconforteront.
Que le ciel vous laisse long-temps baiser l'haleine
De mainte fleur d'été , Et faire le bonheur de vos deux jolies filles 1
On me dit que ce sont deux adorables commères t
Et que Dieu bénisse le jeune laird de Dunaskin ,
La fleur de notre gentry l Et puisse-t-il porter une barbe de vieillard,
Et être l'honneur de son paysl