LE JOUR ANNIVERSAIRE DE SA NAISSANCE
Santé au chef vétéran des Maxwell I
Une santé toujours épargnée des soucis et du chagrin l
Inspiré , je tourne la feuille sibyllique du Destin ,
Le matin de ce jour natal ; Je vois que ta vie est une étoffe à l'épreuve ,
A peine à moitié usée. —
Aujourd'hui tu arrives à soixante et onze ,
Et je puis dire que le ciel généreux
(La seconde vue, vous le savez, est donnée
A tout poète) T'accordera encore un bail
De sept fois sept.
Si des vauriens envieux voient avec chagrin
Tes jours prolongés en cette bienheureuse matinée,
Puisse la herse aux longues dents de la Désolation ,
A neuf milles par heure Les racler, comme Sodome et Gomorrhe ,
Dans un tourbillon de soufre. —
Mais pour tes amis , et ils sont nombreux ,
D'honnêtes gens et de jolies filles,
Puisse la fortune affectueuse , bienveillante et propice ,
Dans les joies de l'intimité, De matinées riantes et de gaies soirées
Vous combler, eux et toi 1
Adieu, vieux gaillard l que le Seigneur soit près de vous, Et alors le Diable n'osera pas vous molester :
Que toujours vos amis vous aiment, et vos ennemis vous craignent I
Pour tnoi , honte à moi Si je ne vous porte pas dans mon copur,
Tant qu'oh m'appellera Burns.
A CLAtllNDA,