‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 65 sur 224 · ÉCRIT · texte numérisé non relu

ÉCRIT

DANS L'ERMITAGE PE FRIARS-CAf^SE ,

SUR LB BORD DU NfTH»

Toi que le hasard peut conduire ici , Que tu sois couvert d'une robe brune, Que tu sois paré d'une étole de soie, Grave ces conseils dans ton âme : —

La vie n'est qu'un jour au plus, Sorti de la nuit, se perdant dans les ténèbres ; N'espère pas du soleil à toute heure, Ne crains pas que le ciel soit toujours couvert de nuages !

Quand la Jeunesse et l'Amour, dansant d'un pied agile , S'avancent sous ton étoile du matin, Le Plaisir, avec son air de sirène , Peut tromper le couple étourdi ; Que la Prudence bénisse la coupe de la Jouissance, Alors bois avec transport, bo^s jusqu'au fond.

Quand le soleil de tes jours s'échauffe et monte. Inondant de rayons le moi de ta vie, Méprises-tu l'humble vallée ?

Voudrais-tu escalader les sommets altiers de la vie? Retiens ton pied orgueilleux qui s'élance.

Le Mal, tapi en traître, est aux aguets ; Les Dangers hardis, aux ailes d'aigle, Planent autour de chaque pointe de rocher :

Tandis que la Paix , enjouée , chante Sa chanson de linot dans les bas-fonds.

Quand les ombres du Soir se referment T' invitant à un long repos;

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