‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 66 sur 224 · Les Anglais. (N, d. trad · texte numérisé non relu

Les Anglais. (N, d. trad

Ck)inine la vie même devient maladie,

Cherche le coin du feu du repos :

Là, rumine tes prudentes pensées

Sur tout ce que tu as vu, et entendu , et fait ;

Et enseigne aux jeunes gens folâtres qui t'entourent

Des maximes de sage et saine expérience I

Dis-leur que le vrai et réel prix de l'homme,

Le grand critérium de sa destinée ,

N'est pas : Es-tu haut ou bas ?

La fortune monte-t-elle ou descend-elle ?

Bien des talents ont-ils illustré ta main ?

Ou la Nature avare t'en a-t-elle refusé même un ?

Dis-leur, et imprime-le dans leur esprit.

Comme toi-même tu vas bientôt le reconnaître ,

Que la faveur ou le courroux du ciel imposant

Est réservé à la vertu ou au vice.

Dis : Etre juste , et bon , et sage ,

Là glt la solide jouissance de soi-même ;

Quant aux voies insensées, égotstes et sans foi ,

Elles mènent au malheur, au mépris et à la bassesse.

Ainsi résigné et tranquille, gagne insensiblement Le lit du sommeil durable 1 Sommeil dont tu ne t'éveilleras jamais, Nuit où ne poindra jamais l'aurore, Jusqu'à ce que la vie future, qui ne sera plus telle , Bende les bons à la lumière et à la joie, A une lumière et à une joie inconnues auparavant.

Va^ étranger 1 que le ciel soit ton guide 1 Dit l'aumônier des bords du Nith.

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