UN LIÈVRE BLESSÉ
qu'un HOMIIE VEMAIT DE TIRER.
Homme inhumain ! Malédiction sur ton adresse barbare , Et puisses-tu perdre ton œil avide de meurtre î Que jamais la pitié ne te soulage par un soupir,
Et que jamais le plaisir ne réjouisse ton cœur cruel !
Va vivre, malheureux vagabond du bois et du champ,
Le peu de vie amère qui te reste : [doyantes]
Désormais les buissons qui s'épaississent et les plaines ver-
Ne te fourniront plus ni abri, ni nourriture, ni passe-temps.
Cherche , pauvre mutilé , quelque lieu habituel de repos , Non, plus de repos , mais à présent ton lit de mort^ Les joncs protecteurs sifflant au*dessus de ta tête ,
La terre froide pressée de ta poitrine sanglante.
Souvent, lorsque près du Nith sinueux j'attendrai , rêveur, Le soir calme, ou que je saluerai l'aube joyeuse, Tu me manqueras, jouant sur la clairière humide de rosée, [sort . ]
Et je maudirai le scélérat qui t'a visé,et je pleurerai ton malheureux