‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 73 sur 224 · UN LIÈVRE BLESSÉ · texte numérisé non relu

UN LIÈVRE BLESSÉ

qu'un HOMIIE VEMAIT DE TIRER.

Homme inhumain ! Malédiction sur ton adresse barbare , Et puisses-tu perdre ton œil avide de meurtre î Que jamais la pitié ne te soulage par un soupir,

Et que jamais le plaisir ne réjouisse ton cœur cruel !

Va vivre, malheureux vagabond du bois et du champ,

Le peu de vie amère qui te reste : [doyantes]

Désormais les buissons qui s'épaississent et les plaines ver-

Ne te fourniront plus ni abri, ni nourriture, ni passe-temps.

Cherche , pauvre mutilé , quelque lieu habituel de repos , Non, plus de repos , mais à présent ton lit de mort^ Les joncs protecteurs sifflant au*dessus de ta tête ,

La terre froide pressée de ta poitrine sanglante.

Souvent, lorsque près du Nith sinueux j'attendrai , rêveur, Le soir calme, ou que je saluerai l'aube joyeuse, Tu me manqueras, jouant sur la clairière humide de rosée, [sort . ]

Et je maudirai le scélérat qui t'a visé,et je pleurerai ton malheureux

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