‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 74 sur 224 · EN COURONNANT SON BUSTE DE LAURIERS, A EDNAM, ROXBURGHSHIRE · texte numérisé non relu

EN COURONNANT SON BUSTE DE LAURIERS, A EDNAM, ROXBURGHSHIRE

Tant que le jeune Printemps , près du flot de l'Eden ,

Déploiera son manteau d'un vert tendre, Ou décorera la terre d'une façon capricieuse ,

Ou animera en passant les harpes éoliennes ;

Tant que l'Eté, avec une grâce imposante,

Se retirera vers les frais ombrages de Dryburgh ,

Et souvent, enchanté, s'arrêtera pour suivre Les progrès de l'épi ;

Tant que l'Automne, tendre bienfaiteur, Dressera près de la Tweed sa vieille tète ,

POÉSIES DE BUHNS. 443

Et veiTa, d'un esprit satisfait de lui-même, Chaque créature nourrie de ses bienfaits ;

Tant que l'Hiver furieux se déchaînera

Sur les monts d'où coule le classique Yarrow,

Réveillant le mugissement du torrent bourbeux , Ou balayant, sauvage ^ une avalanche de neiges :

Aussi long-temps, doux pocte>de l'année.

Fleurira cette cx)uronne que tu as bien gagnée ;

Tandis que l'Ecosse, avec une larme de triomphe, Proclamera que Thomson était son fils.

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