EN COURONNANT SON BUSTE DE LAURIERS, A EDNAM, ROXBURGHSHIRE
Tant que le jeune Printemps , près du flot de l'Eden ,
Déploiera son manteau d'un vert tendre, Ou décorera la terre d'une façon capricieuse ,
Ou animera en passant les harpes éoliennes ;
Tant que l'Eté, avec une grâce imposante,
Se retirera vers les frais ombrages de Dryburgh ,
Et souvent, enchanté, s'arrêtera pour suivre Les progrès de l'épi ;
Tant que l'Automne, tendre bienfaiteur, Dressera près de la Tweed sa vieille tète ,
POÉSIES DE BUHNS. 443
Et veiTa, d'un esprit satisfait de lui-même, Chaque créature nourrie de ses bienfaits ;
Tant que l'Hiver furieux se déchaînera
Sur les monts d'où coule le classique Yarrow,
Réveillant le mugissement du torrent bourbeux , Ou balayant, sauvage ^ une avalanche de neiges :
Aussi long-temps, doux pocte>de l'année.
Fleurira cette cx)uronne que tu as bien gagnée ;
Tandis que l'Ecosse, avec une larme de triomphe, Proclamera que Thomson était son fils.