‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 76 sur 224 · ÉPITAPHE D'UN BARDE · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE D'UN BARDE

S'il est ici un fou «'inspirant de son cd^ice,

Trop vif pour la pensée , trop bouillant pour la règle ,

Trop timide pour demander, trop fier pour se courber,

Qu'il approche; Et que sur ce tertre de gazon il se lamente ,

Et verse une larme.

S'il est ici un barde aux chants ras^ues

Qui , sans être remarqué, se dérobe dans la foule

Qui , chaque semaine , se presse dans cette enceinte ,

Ohl qu'il ne passe pas l Mais qu'avec un profond sentiment fraternel

Il pousse ici un soupir.

S'il est ici un homme dont le jugement net

Peut enseigner auK autres la route à ps»adre,

Et qui pourtant luinaoéme suit une foUe «Urectioa 4am U vie ,

Plus fougueux que la vague, Qu'il s'arrête ici -^ et qu'à travers ses larmes <^ jaillissent j

U o&a/L fs m pJQ ee tombeau.

Le pauvre habitant de cette fosse

Etait prompt à aj^rendre et habile à savoir.

Et sentait vivement Vardeur de f amitié

Et une plus douce flamme ; Mais de folles étourderies l'ont mis à bas

Et ont taché son nom 1

Lecteur, écoute — Soit q«e ton âme

Plane sur les ailes de l'imagination au delà du pôle,

Soit qu'elle creuse à tâtoûs ce trou terrestre

î)ans des vues toutes basses ; Sache que l'empire sur soi , prudent^ ci<KîO»spect ^

Est la racine de la sagesse.

SUR LES PÉRÉGRINATiONII

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