Voir le tour de Johnson aux Hébrides
POÉSIES DE HtW^S. 137
Un barde fut choisi pour être témoin du combat,
Et conter aux âges futurs les exploits du jour ;
Un barde qui détestait toute tristesse et mauvaise humeur,
Et eût souhaité que le Parnasse fût un vignoble.
Le dîner fini , ils attaquent le claret , Et chaque nouveau bouchon est une nouvelle source de joie , Déjà si unis par les liens d'une vieille amitié et parenté , Leurs liens se resserraient à mesure qu'ils les mouillaient.
Le plaisir redoublait d'ardeur à chaque rasade ;
Le brillant Phœbus ne vit jamais si joyeuse compagnie ,
Et jura qu'il était au désespoir de les quitter, [matin.]
Mais Cynthia lui fit entendre qu'il les retrouverait le lendemain
Six bouteilles chacun , ils avaient bien employé la nuit , Quand le vaillant sir Robert , pour terjniner le combat , Vida d'une seule rasade une bouteille de vin rouge , Et jura que c'était ainsi que faisaient leurs ancêtres.
Alors le digne Glenriddel, si prudent et si sage,
Ne voulut plus soutenir cette guerre impie ;
Un ancien , revêtu d'autonté , se vautrer dans le vin !
11 laissa cette besogne impure à des gens moins en Dieu.
Le vaillant sir Robert combattit ferme jusqu'au bout ;
Mais qui peut lutter contre le destin et des rasades d'une quarte?
Pourtant le destin dit — Un héros doit périr au grand jour;
Le brillant Phœbus se leva donc — et le chevalier tomba par terre.
Alors se leva notre barde, comme un prophète en boisson : — « Graigdarroch , tu prendras ton essor quand la création s'ablmcrat Mais si tu veux fleurir immortel dans mes rimes , Allons — encore une bouteille — et tu touches au sublime 1
» Ta race , qui a lutté pour la liberté avec Bruce ,
Produira toujours des héros et des patriotes :
A toi donc le laurier et à moi la palme ;
Tu as conquis le champ de bataille , par ce brillant dieu du jour ! »
45« H)iC6i86 D£ BUftKS.