‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 84 sur 224 · Voir le tour de Johnson aux Hébrides · texte numérisé non relu

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POÉSIES DE HtW^S. 137

Un barde fut choisi pour être témoin du combat,

Et conter aux âges futurs les exploits du jour ;

Un barde qui détestait toute tristesse et mauvaise humeur,

Et eût souhaité que le Parnasse fût un vignoble.

Le dîner fini , ils attaquent le claret , Et chaque nouveau bouchon est une nouvelle source de joie , Déjà si unis par les liens d'une vieille amitié et parenté , Leurs liens se resserraient à mesure qu'ils les mouillaient.

Le plaisir redoublait d'ardeur à chaque rasade ;

Le brillant Phœbus ne vit jamais si joyeuse compagnie ,

Et jura qu'il était au désespoir de les quitter, [matin.]

Mais Cynthia lui fit entendre qu'il les retrouverait le lendemain

Six bouteilles chacun , ils avaient bien employé la nuit , Quand le vaillant sir Robert , pour terjniner le combat , Vida d'une seule rasade une bouteille de vin rouge , Et jura que c'était ainsi que faisaient leurs ancêtres.

Alors le digne Glenriddel, si prudent et si sage,

Ne voulut plus soutenir cette guerre impie ;

Un ancien , revêtu d'autonté , se vautrer dans le vin !

11 laissa cette besogne impure à des gens moins en Dieu.

Le vaillant sir Robert combattit ferme jusqu'au bout ;

Mais qui peut lutter contre le destin et des rasades d'une quarte?

Pourtant le destin dit — Un héros doit périr au grand jour;

Le brillant Phœbus se leva donc — et le chevalier tomba par terre.

Alors se leva notre barde, comme un prophète en boisson : — « Graigdarroch , tu prendras ton essor quand la création s'ablmcrat Mais si tu veux fleurir immortel dans mes rimes , Allons — encore une bouteille — et tu touches au sublime 1

» Ta race , qui a lutté pour la liberté avec Bruce ,

Produira toujours des héros et des patriotes :

A toi donc le laurier et à moi la palme ;

Tu as conquis le champ de bataille , par ce brillant dieu du jour ! »

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