‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 98 sur 224 · CHANT DE GUERRE · texte numérisé non relu

CHANT DE GUERRE

Scène — un champ de bataille , temps du jour — le soir) les blessés et les monrants de Tarmée Tictorieuse sont supposés eaiotam ensemble le Chant suirant :

Adieu ) beau jour, terre verte, et vous, cieux,

Qu'égale en ce moment le large soleil qui se couche;

Adieu , amours et amitiés, 6 vous chers et tendres nœuds , Notre carrière est parcourue 1

Toi, hideux roi des terreurs, sombre ennemi de la vie,

Va effrayer le lâche et l'esclave ; Va leur apprendre à trembler, tyran cruel t mais sache

Que tu n'as pas de terreurs pour le brave.

Tu frappes le lourd paysan , il s'enfonce dans l'obscurité ,

Et ne sauve pas même un nom du naufrage ; Tu frappes le jeune héros — but glorieux l

Il tombe, dans toute la splendeur de sa réputation 1

Au champ du fier honneur ->^ notre épée dans nos mains ,

Pour sauver notre roi et notre pays — Tandis que la victoire éclaire la chute des derniers grains de sable

Oh î qui ne voudrait mourir avec les braves I [de la vie,]

49t iHȣSiSS DE tURNS.

Adieu, onde qui coule en serpentant

Autour de la demeitfe d'EKza !

O Mémoire I épargne-moi ees emelles angoitee»

Dans mon cœur qui se gonfle :

Condamné à traîner ma chaîne «ans espoir,

Et pourtant à languir en secret , A sentir un feu dans chaque veine ,

Sans oser découvrir ma torture.

Des amants le plus misérable, invisible, Iacoiiim

Je voudrais bien cacher mes chagrins :

Le soupir qui éclate^ le gémissement involontaire

Trahissent l'amant malheureux.

Je sais que tu me condamnes au désespoir,

Et que tu ne veux ni ne Deux me soulager; Mais , Eliza , écoute ma seule prière ,

Par pitié pardonne-moi 1

J'ai entendu la musique de ta voix,

8mm wfmw i(Q'€lle «le rendait eselave; l*ai m •» feux, sans rien craindre,

Jusqu'à ce que des craintes ne fussent phis capables de me L'imprudent matelot ainsi éperdu , [sauver :]

Voyant le torrent qui roule, Au milieu des horreurs qui Tentowent s'abbme enfin

Dans te ruine qui Taccable.

AMBTT DE MAC^PBBRSOÎt.

Adieu, sombres et forts cachots ,

Destinée du misérable t Le tempft de Mac^PbersoB ne sera pas kag

Sur la potence que voilà.

CHOEUB'

Si étourdiment, si folàtremeiii^

Si intrépidement il alla; Il joua un réel et le dansa

Bous la potence.

pofiftifis DE nmsn. 4ê3

Ohl qii'est-ce que la mort? Un dernier soufifle—

^ur plus d'une plaine sanglante Je l'ai affrontée; et daot ce lien

Je la méprise encore ! SiétourdiUMit) etc.

Détachez-moi les mains ,

Et apportez-moi mon .épée ; Et il o'y a pas un homme dans toute TEcosse

Que je ne brave au premier mot.

Si étourdiment, etc.

J'ai vécu une vie de troubi» ©t de querelles ;

Je meurs par trahison :

Le coeur me brûle de devoir partir,

Et de n'être pas vengé.

Si étourdiment, etc.

Maintenant, adieu lumière, brillant soldl j

Et tout ce qui est sous le ciel 1 Puisse la honte des lâches entacher le nom

Du misérable qui n'ose pas mourir I Si étourdiment, etc.

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