CHANT DE GUERRE
Scène — un champ de bataille , temps du jour — le soir) les blessés et les monrants de Tarmée Tictorieuse sont supposés eaiotam ensemble le Chant suirant :
Adieu ) beau jour, terre verte, et vous, cieux,
Qu'égale en ce moment le large soleil qui se couche;
Adieu , amours et amitiés, 6 vous chers et tendres nœuds , Notre carrière est parcourue 1
Toi, hideux roi des terreurs, sombre ennemi de la vie,
Va effrayer le lâche et l'esclave ; Va leur apprendre à trembler, tyran cruel t mais sache
Que tu n'as pas de terreurs pour le brave.
Tu frappes le lourd paysan , il s'enfonce dans l'obscurité ,
Et ne sauve pas même un nom du naufrage ; Tu frappes le jeune héros — but glorieux l
Il tombe, dans toute la splendeur de sa réputation 1
Au champ du fier honneur ->^ notre épée dans nos mains ,
Pour sauver notre roi et notre pays — Tandis que la victoire éclaire la chute des derniers grains de sable
Oh î qui ne voudrait mourir avec les braves I [de la vie,]
49t iHȣSiSS DE tURNS.
Adieu, onde qui coule en serpentant
Autour de la demeitfe d'EKza !
O Mémoire I épargne-moi ees emelles angoitee»
Dans mon cœur qui se gonfle :
Condamné à traîner ma chaîne «ans espoir,
Et pourtant à languir en secret , A sentir un feu dans chaque veine ,
Sans oser découvrir ma torture.
Des amants le plus misérable, invisible, Iacoiiim
Je voudrais bien cacher mes chagrins :
Le soupir qui éclate^ le gémissement involontaire
Trahissent l'amant malheureux.
Je sais que tu me condamnes au désespoir,
Et que tu ne veux ni ne Deux me soulager; Mais , Eliza , écoute ma seule prière ,
Par pitié pardonne-moi 1
J'ai entendu la musique de ta voix,
8mm wfmw i(Q'€lle «le rendait eselave; l*ai m •» feux, sans rien craindre,
Jusqu'à ce que des craintes ne fussent phis capables de me L'imprudent matelot ainsi éperdu , [sauver :]
Voyant le torrent qui roule, Au milieu des horreurs qui Tentowent s'abbme enfin
Dans te ruine qui Taccable.
AMBTT DE MAC^PBBRSOÎt.
Adieu, sombres et forts cachots ,
Destinée du misérable t Le tempft de Mac^PbersoB ne sera pas kag
Sur la potence que voilà.
CHOEUB'
Si étourdiment, si folàtremeiii^
Si intrépidement il alla; Il joua un réel et le dansa
Bous la potence.
pofiftifis DE nmsn. 4ê3
Ohl qii'est-ce que la mort? Un dernier soufifle—
^ur plus d'une plaine sanglante Je l'ai affrontée; et daot ce lien
Je la méprise encore ! SiétourdiUMit) etc.
Détachez-moi les mains ,
Et apportez-moi mon .épée ; Et il o'y a pas un homme dans toute TEcosse
Que je ne brave au premier mot.
Si étourdiment, etc.
J'ai vécu une vie de troubi» ©t de querelles ;
Je meurs par trahison :
Le coeur me brûle de devoir partir,
Et de n'être pas vengé.
Si étourdiment, etc.
Maintenant, adieu lumière, brillant soldl j
Et tout ce qui est sous le ciel 1 Puisse la honte des lâches entacher le nom
Du misérable qui n'ose pas mourir I Si étourdiment, etc.