‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 97 sur 224 · DUNCAN GRAY · texte numérisé non relu

DUNCAN GRAY

Duncan Gray vint ici faire sa cour,

Ah t ah ! quelle cour !

Le joyeux soir de Noël que nous étions gris

Ahl ah! quelle cour!

1 God iave tke king.

|gO P0£S1£S D£ BURNS.

Maggie leva bien haut la tête , Regarda de travers et très-fièrement ^ Et força le pauvre Duncan de se tenir à distance. Ah 1 ah 1 quelle cour I

Duncan supplia, et Duncan pria ,

Ah! ah, etc.

Meg fut aussi sourde qu'Ailsa Graig ,

Ahl ah! etc.

Duncan soupira en dehors et en dedans , Pleura à se troubler et à se perdre la vue, Parla de sauter dans une chute d'eau ;

Ah! ahl etc.

Le temps et la chance ne sont qu'une marée,

Ahl ahl etc.

L'amour dédaigné est dur à supporter,

Ahl ahl etc.

Irai'je , comme un sot , dit-il , Mourir poiu- une pécore hautaine?

Elle peut aller — en France pour moi î

Ahl ahl etc.

Gomment cela se fait, que les docteurs le disent,

Ahl ahl etc.

Meg devint malade — à mesure qu'il devint bien portant ,

Ah 1 ah 1 etc. Quelque chose la blesse au cœur.

Pour se soulager elle pousse un soupir, Bt , Dieu 1 ses yeux , ils disaient tant de choses !

Ahl ah, etc.

Duncan était un garçon compatissant ;

Ah, ahl etc.

L'état de Maggie était piteux,

Ahl ahl etc.

Duncan ne pouvait pas la tuer, La pitié grandissant étouffa sa rancune ; Maintenant ils sont contents et joyeux tous les deux.

Ah 1 ah 1 quelle cour !

La plus belle deâ filles des bords du Dcvon , Du Devon limpide, du Dcvon sinueux ,

Veux-tu ne plus froncer le sourcil , Et sourire comme tu avais coutume de faire ?

Tu sais fort bien que je t'aime tendrement; As-tu pu prêter Toreilie à la malignité !

Oh 1 l'amour ne s'est-il pas écrié : « Arrête , Ne traite point ainsi un fidèle amant? »

La plus belle fille , etc.

Allons donc, la plus belle des beHes , Rends-moi ma part de ces sourires habituels ; Et par ta beauté je jure

Que mon cœur ne connaîtra .pas d'autre amour que le tien. La pins belle fille , etc.

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