‹ Poésies complètes de Saint-BeuveChapitre 106 sur 150 · POUR QUI ON ME DEM.4NDAIT DES VERS, APRÈS DES ANNÉES · texte numérisé non relu

POUR QUI ON ME DEM.4NDAIT DES VERS, APRÈS DES ANNÉES

Pourquoi, quand tout a fui, quand la fleur éphémère A séché dès longtemps sur cette ronce amère, Pourquoi la remuer, chaste souffle des bois? Pourquoi, quand tout le cœur a sa fatigue obscure, Pourquoi redemander, onde joyeuse et pure,

Qu’on se mire encore une fois ?

Ah ! s’il repasse un soir à ces rives de Seine,

Celui dont l’œil cherchait quelque étoile incertaine,

11 se dit qu’autre part, aux bords qu'on souhaitait. L’astre luit, que la brise est fraîche, l’onde heureuse. Comme au mois des lilas la famille amoureuse,...

11 le sait et se tait !

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