A MON AMI CH, LABITTK
En voyant, jusqu’ici ce que j’ai vu si peu,
La nature et sa gloire, et sa simple harmonie ; Au sombre fond des pins cette douceur unie Des saules en cordon, feuillage pâle et bleu;
En voyant ces épis, sous des rayons de feu,
Ou blonds, ou d’or ardent et la tête brunie.
Ou verts de tige encor, toute une onde infinie. Et que demain la faux nivelle d'un seul jeu.;
PENSÉES D’AOUT
En voyant, Emmenthal *, verdoyer ta vallée,
Et luire au grand soleil, épaissie, émaillée,
Cette herbe la plus tendre au regard qui s’y prend.
Je pensais : Que ne puis-je ainsi peindre en mon style ! Comme on dirait alors ; Sa nuance est facile! Comme on dirait de moi : Son art est transparent !