RONDEAU
A UNE BELLE CHASSEBESSE
Doux Vents d’automne, attiédissez l'amie ! Vaste Forêt, ouvre-lui tes rameaux 1 Sous les grands bois la douleur endormie.
POÉSIES DIVERSES
En y rêvant, souvent calma ses maux.
Aux mots plus doux tu fus hospitalière, Noble Forêt 1 ici vint la Yallière;
Ici Diane *, en ces règnes si beaux;
Et la charmille éclatait aux flambeaux.
La chasse court, le cerf fuit, le cor sonne, Pour prolonger ce que l’ombre pardonne.
Vous ménagiez le feuillage au berceau.
Doux Vents d’automne!
0 ma Beauté, n’y soupirez-vous pas?
Pourquoi ce cri vers le désert sauvage?
Sur son coursier la voilà qui ravage Rocs et huiliers, et franchit tous les pas. Cœur indompté, l’air des bois l’aiguillonne. L’odeur des pins l’enivre. Ab! c’est assez; Quand la forêt la va faire amazone.
Soufflez sur elle et me l’attiédissez.
Doux Vents d’automne!
SONNET
Une soirée encore était presque passée :
Je ne la voyais plus (lue devant des témoins.
Sous ces yeux étrangers, oh 1 si nos yeux du moins Pouvaient en doux éclairs s’envoyer la pensée?
J’étais loin, je me lève; elle, plus empressée.
Et dans son propre ennui devinant tous mes soins. D’un trait et sans quitter l’aiguille aux mille points. Prend la chaise et tout contre à ses pieds l’a placée.