‹ Poésies complètes de Saint-BeuveChapitre 94 sur 150 · En Écosse · texte numérisé non relu

En Écosse

PENSÉES D'AOUT

Qui ne s’y coucherait délassé, se berçant Aux propos entre amis, ou seul, au cri sauvage Du faucon, près de là perdu dans le nuage,

— Nuage du matin, et qui bientôt descend ?

Mais, le corps étendu, n’oublions pas que l’àme.

De même que l'oiseau monte sans agiter

Son aile, ou qu’au torrent, sans fatiguer sa rame.

Le poisson sait tout di’oit en flèche remonter,

— L’àme (la foi l’aidant et les grâces propices) Peut monter son air pur, ses torrents, ses délices !

Page 1