‹ Poésies complètes de Saint-BeuveChapitre 95 sur 150 · LA CABANE DU HIGHLANDER · texte numérisé non relu

LA CABANE DU HIGHLANDER

Elle est bâtie en terre, et la sauvage fleur Orne un faîte croulant ; toiture mal fermée,

Il en sort, le matin, une lente fumée,

(Voyez) belle au soleil, blanche et torse en vapeur !

Le clair ruisseau des monts coule auprès : n’ayez peur D’approcher comme lui ; quand l’àme est bien formée. On est humble, on se sait, pauvre race, semée Aux rocs, aux durs sentiers, partout où vit un cœur !

Sous ce toit affaissé de terre et de verdure.

Par ce chemin rampant jusqu'à la porte obscure. Venez ; plus naturel, le pauvre a ses trésors ;

Un cœur doux, patient, bénissant sur sa route ;

Qui, s'il supportait moins, bénirait moins sans doute... Ne restez plus ainsi, ne restez pas dehors ;

PENSÉIÎS D’AOUT.

in

Page 1