‹ Poésies complètes de Saint-BeuveChapitre 97 sur 150 · QUI EST A DIEPPE · texte numérisé non relu

QUI EST A DIEPPE

D’ici je vous voyais en fauteuil sur la plage,

Roulant, assise et Reine, aux flots que vous rasez. Et la vague, baisant vos pieds tranquillisés.

Venait se plaindre, hélas ! de leur lent esclavage.

Et, si l’une arrivait grosse et d’un air d’orage,

Ce bras, qui parle encor lorsque vous vous taisez. Plus beau des mouvements à vos pieds refusés.

D’un geste l’abattait en écume volage.

Mais je ne songeais pas au bel enfant Roger,

Qui, comme un page en feu qui protège une Reine, Va canonner la vague, et, parant le danger.

Triomphe et rit ; — et Vous, heureuse dans la peine, Une larme en vos yeux, devant la mer lointaine.

Sur la mer du passé vous ête^ à songer !

Paris, août.

PENSÉES D’AOUT

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