‹ Poésies complètes de Sainte-Beuve: Joseph Delorme; Les consolations; PenséesChapitre 119 sur 121 · SONNET-ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

SONNET-ÉPILOGUE

J'ai fait le tour des choses de la vie ; J'ai bien erré dans le monde de l'art ; Cherchant le beau , j'ai poussé le hasard :

Dans mes efforts la grâce s'est enfuie !

A bien des cœurs où la joie est ravie , J'ai demandé du bonheur , mais trop tard !

A maint orage , éclos sous un regard , J'ai dit : Renais , ô flamme évanouie !

Et j'ai trouvé , bien las enfin et mûr ,

Que pour l'art même et sa beauté plus vive ,

U n'est rien tel qu'une grâce naïve ;

Et qu'en bonheur il n'est charme plus sûr , Fleur plus divine aux gazons de la rive , Qu'un jeune cœur embelli d'un front pur !

^WûiïV*

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