SONNET-ÉPILOGUE
J'ai fait le tour des choses de la vie ; J'ai bien erré dans le monde de l'art ; Cherchant le beau , j'ai poussé le hasard :
Dans mes efforts la grâce s'est enfuie !
A bien des cœurs où la joie est ravie , J'ai demandé du bonheur , mais trop tard !
A maint orage , éclos sous un regard , J'ai dit : Renais , ô flamme évanouie !
Et j'ai trouvé , bien las enfin et mûr ,
Que pour l'art même et sa beauté plus vive ,
U n'est rien tel qu'une grâce naïve ;
Et qu'en bonheur il n'est charme plus sûr , Fleur plus divine aux gazons de la rive , Qu'un jeune cœur embelli d'un front pur !
^WûiïV*