‹ Poésies complètes de Sainte-Beuve: Joseph Delorme; Les consolations; PenséesChapitre 88 sur 121 · A M. ROGER D'A · texte numérisé non relu

A M. ROGER D'A

ContemplAtor epim, quùm solis lamina rumquc Insertim fundunt radios per opaca domorum , Milita minuta , modis inultis, per inane, videbis...

LOCRèCE.

— Un rayon , un rayon Tenant je ne sais d'où , Rideaux , volets fermés , dans une chambre close , Près do berceau vermeil d'un enfant qui repose , Un oblique rayon trouvant jour au verrou ,

Et passant comme au crible en l'absence du clou , Un rayon au tapis dessinait quelque chose»

Et , bizarre , y semait des ronds d'or et de rose. Un jeune chat les voit , — jeune chat , jeune fou !

II y court , il s'y prend , il veut cette lumière ; Au pied de ce berceau , manque-t-il la première , 11 tente la seconde , et gronde tout fâché.

Je songeai : Pauvre enfant , ce jeu là c'est le nôtre ! Nous courons des rayons , un autre , puis un autre , Tant que le soleil même, à la fin , soit couché.

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