POUR QUI ON ME DEMANDAIT DES VERS , APRÈS DES ANNÉES
Pourquoi, quand tout a fui, quand la fleur éphémère A séché dès long-ternes sur cette ronce amère , Pourquoi la remuer, chaste souffle des bois ? Pourquoi , quand tout le cœur a sa fatigue obscure , Pourquoi redemander , onde joyeuse et pure , Qu'on se mire encore une fois ?
Ah ! s'il repasse un soir à ces rives de Seine , Celui dont l'œil cherchait quelque étoile incertaine , Il se dit qu'autre part , aux bords qu'on souhaitait , L'astre luit, que la brise est fraîche, l'onde heureuse, Comme au mois des lilas la famille amoureuse..., 11 le sait, et se tait!