‹ Poésies complètesChapitre 38 sur 70 · Sappho · texte numérisé non relu

Sappho

3. Cette fleur a arrêté l'attention de Lewenhoeck et de Tournefort. L'abeille qui s'en nourrit s'enivre.

de Trébizonde — et sur une fleur ensoleillée tellement semblable à sa sœur d'en haut, que, même

à cette heure, «lie vit encore, torturant l'abeille de sa folie et de son étrange rêverie : dans le Ciel, et tous ses alentours, la feuille et la fleur de cette plante féerique, douloureusement se penchent inconsolées d'une douleur qui courbe

sa tête, se repentant des folies enfuies depuis longtemps, gonflant sa blanche poitrine à l'air embaumé, telle une beauté coupable, chaste et plus belle : elle craint de parfumer, en parfumant la nuit, les Nyctanthes elles-mêmes, aussi sacrées que la lumière, et Clytia * pensive entre plusieurs soleils, tandis que des larmes de dépit coulent sur ses pétales :

et cette fleur * aspirante qui naquit sur la Terre et mourut, à peine née,

perçant son cœur odorant dans Tespoir de s'envoler du jardin d'un roi, jusqu'au Ciel : et le lotus Valisnérien ' envolé jusqu'ici

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