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L'hyacinthe

2. Légende indienne qui fait naître Cupidon dans une fleur flottante, sur le Gange, et qu'il aime encore comme étant le berceau de son enfance.

3. Et des coupes d'or pleines de parfums, qui sont les prières de saints. — (Révérend St-John).

toi qui vis — nous le savons, —

dans l'Éternité — nous le sentons —

mais l'ombre de ton front,

quel esprit la révélera ?

Quoique les êtres que ta Nesace,

ta messagère, a connus,

aient rêvé ton Infinité

comme modèle * pour la leur —

ta volonté est faite, ô Dieu !

l'étoile a plané haut

à travers maintes tempêtes, mais elle planait

1. Les Humanitariens soutenaient que Dieu avait vraiment une forme humaine — (Voir les Sermons de Clarke.)

Le sujet de Milton lui fait tenir un langage qui semblerait à première vue se rapprocher de cette doctrine ; mais on constate bientôt qu'il se garde d'adopter une des erreurs les plus grossières des âges sombres de l'Église. — (Notes du Docteur Sumner sur la Doctrine chrétienne de Milton).

Cette opinion, malgré tous les témoignages contraires, n'a jamais pu se généraliser. Andeus, un Syrien de Mésopotamie, fut condamné comme hérétique pour avoir professé cette doctrine. Il vivait au commencement du IV« siècle. Ses disciples s'appelaient Anthropomorphytes. — (Voir du Pin).

Dans les Petits poèmes de Milton on trouve ces vers :

Dicitc sacrorum presides nemorum Deœ, etc., Quis illc primus cujus ex imagine Natura solers finxit humauum genus ?

Eternus, incorruptus, œquœvus polo, Unusque et universus exemplar Dei. — Et plus loin :

Non cui profundum Cœcitas lumen dédit Dircœus augur vidit hune alto sinu... etc.

SOUS ton œil de feu ;

et ici, en pensée, à toi —

en pensée qui peut seule

monter jusqu'à ton empire, et ainsi

partager ton trône —

par la Fantaisie ^ ailée

mon message est donné,

jusqu'au jour où le secret deviendra connu

aux environs du Ciel. »

Elle se tut — puis ensevelit sa joue brûlante,

honteuse, parmi les lys, là, pour chercher

un abri contre la ferveur de Son œil ;

car les étoiles tremblaient devant la Divinité.

Elle ne bougeait pas — ne respirait pas — car il y

avait une voix qui remplissait solennellement l'air calme ! un bruit de silence à l'oreille effrayée, et que les poètes rêveurs appellent « la musique de

la sphère. »

Notre monde est un monde de mots : nous appelons

tranquillité « Silence » — qui est le mot le plus simple de tous. Toute la Nature parle et les choses idéales mêmes exhalent des sons vagues de leurs ailes de visions — mais ah! il n'en est pas ainsi, quand, dans les

royaumes d'en haut

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