‹ Poésies complètesChapitre 41 sur 70 · Seltsamen Tôchter Jovis · texte numérisé non relu

Seltsamen Tôchter Jovis

Seinem Schosskinde Der Phantasie — Gœthe.

l'éternelle voix de Dieu passe,

et que les vents rouges se flétrissent dans le ciel!

« Qu'importe que dans les mondes qui parcourent

des cycles invisibles *, enchaînés à un moindre système, et à un seul soleil — où tout mon amour est folie et oii la foule croit encor que mes terreurs ne sont que des nuages

de tonnerre, la tempête, le tremblement de terre, et la fureur de

l'Océan — (ah 1 pourquoi me traversent-ils dans mon chemin

de colère?) qu'importe que dans les mondes qui ne possèdent

qu'un unique soleil, les sables du Temps s'assombrissent tandis qu'ils

s'écoulent, cependant mon resplendissement t'appartient, donné

ainsi pour que tu puisses porter mes secrets à travers le

Ciel supérieur.

Laisse sans maître ta demeure cristalline, et vole, avec toute ta suite, à travers le ciel lunaire — en vous séparant * — comme des lucioles dans une

nuit Sicilienne,

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