Eyraco — Chaldée
2. J'ai souvent cru entendre le bruit de la nuit s'insinuer à l'horizon.
elle s'arrêta et haleta, Zanthe ! au sein de
la féerique lumière qui baisait ses cheveux d'or,
et désirait s'y reposer, mais ne pouvait qu'y étinceler !
De jeunes fleurs chuchotaient mélodieusement *
à des fleurs heureuses cette nuit — et les arbres aux arbres ;
des sources jaillissaient musicalement
dans maints bosquets éclairés par les étoiles ou des vallons éclairés par la lune;
un silence cependant descendait sur les choses matérielles —
les belles fleurs, les cascades brillantes et les ailes des anges —
et la musique seule qui de l'esprit naissait
était le refrain du charme que cliantait la vierge :
« Sous les campanules ou les bannières, —
sous les toufl'es de ramille sauvage
qui abritent le dormeur
des rayons de la lune * —
êtres lumineux ! qui rêvez,
les yeux mi-clos,