‹ Poésies complètesChapitre 43 sur 70 · Eyraco — Chaldée · texte numérisé non relu

Eyraco — Chaldée

2. J'ai souvent cru entendre le bruit de la nuit s'insinuer à l'horizon.

elle s'arrêta et haleta, Zanthe ! au sein de

la féerique lumière qui baisait ses cheveux d'or,

et désirait s'y reposer, mais ne pouvait qu'y étinceler !

De jeunes fleurs chuchotaient mélodieusement *

à des fleurs heureuses cette nuit — et les arbres aux arbres ;

des sources jaillissaient musicalement

dans maints bosquets éclairés par les étoiles ou des vallons éclairés par la lune;

un silence cependant descendait sur les choses matérielles —

les belles fleurs, les cascades brillantes et les ailes des anges —

et la musique seule qui de l'esprit naissait

était le refrain du charme que cliantait la vierge :

« Sous les campanules ou les bannières, —

sous les toufl'es de ramille sauvage

qui abritent le dormeur

des rayons de la lune * —

êtres lumineux ! qui rêvez,

les yeux mi-clos,

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