Les Fées se servent des fleurs pour s'exprimer
{Joyeuses commères de Windsor.)
2. Dans l'écriture sainte il y a ce passage : « Le soleil ne te nuira pas le jour ni la lune la nuit. » On sait que la lune, en Egypte, rend aveugles ceux qui dorment le visage exposé à ses rayons: c'est évidemment à quoi fait allusion ce passage.
aux étoiles que votre miracle a tirées des deux,
jusqu'à ce qu'elles étincellent à travers l'ombre, et
descendent sur votre front
comme les yeux de la vierge
qui vous appelle maintenant —
levez-vous de vos rêves
dans les bosquets de violettes,
pour consacrer au devoir
ces heures éclairées par les étoiles —
et secouez de vos tresses
chargées de rosée
le souffle de ces baisers
qui les chargent aussi —
(Oh : comment, sans vous, Amour,
les anges pourraient-ils être bénis?)
ces baisers d'Amour vrai
qui vous ont bercés jusqu'au repos I
Debout ! — secouez de vos ailes
toute entrave :
la rosée de la nuit
pèserait sur votre essor :
et les caresses de l'amour vrai —
Oh ! abandonnez-les !
Elles sont légères sur les tresses
mais de plomb sur le cœur.
« Ligeia ! Ligeia !
mon unique belle !
dont la plus cruelle pensée
se dissipera en mélodie,
oh ! est-ce ton vouloir
de te laisser bercer sur les brises ?
Ou, capricieusement tranquille,
tel le solitaire Albatros *
couchée sur la nuit
(comme lui sur l'air),
de veiller avec délices
sur cette harmonie ?
« Ligeia ! où que
ton image puisse être
aucune magie ne séparera
ta musique de toi-même.
Tu as enchaîné bien des yeux
dans un sommeil de songes, —
mais les accords s'élèvent encore,
que ta vigilance garde —
le bruit de la pluie
qui bondit sur la fleur,
et danse de nouveau
au rythme de l'averse —
le murmure - qui monte
de l'herbe qui pousse