‹ Poésies complètesChapitre 58 sur 70 · L'ETOILE DU SOIR · texte numérisé non relu

L'ETOILE DU SOIR

C'était le midi de l'été,

■et le milieu de la nuit,

et les étoiles, dans leurs orbites,

brillaient pâles, à travers la lumière

de la froide lune plus brillante,

au milieu des planètes ses esclaves,

elle-même dans les Gieux,

son rayonnement sur les vagues.

Je contemplai quelque temps

son froid sourire ;

trop froid— trop froid pour moi —

Il passa, tel un linceul,

un floconneux nuage,

€tje me détournai d'elle vers toi,

orgueilleuse Étoile du Soir,

dans ta gloire lointaine

et plus cher me sera ton rayon,

car de la joie pour mon cœur

est le rôle orgueilleux

que tu joues dans le Ciel la nuit,

et j'admire davantage

ton feu distant,

que cette humble et plus froide lumière.

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