DÉPART
— Sans te dire adieu, chère créature,
Car mon cœur fondrait, fondrait en sanglot
Nous reposerons la course assouvie Dans le serpolet, le baume et le thym; Mais si d'en cueillir il me prend envie.
Détournez mes doigts d*un fatal butin.
Car ce fut ainsi qu'elle prit ma vie, Sans en rien savoir, par un frais matin.
J'étais à genoux parmi la bruyère...
l^artons, mes amis, j'ai soif de courir!
Que mon cheval jette au vent sa crinièr , Voyons l'horizon devant nous s'ouvrir...
Ah I partez sans moi : l'âme prisonnière Aime sa prison et veut y mourir I