‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 13 sur 108 · DÉPART · texte numérisé non relu

DÉPART

— Sans te dire adieu, chère créature,

Car mon cœur fondrait, fondrait en sanglot

Nous reposerons la course assouvie Dans le serpolet, le baume et le thym; Mais si d'en cueillir il me prend envie.

Détournez mes doigts d*un fatal butin.

Car ce fut ainsi qu'elle prit ma vie, Sans en rien savoir, par un frais matin.

J'étais à genoux parmi la bruyère...

l^artons, mes amis, j'ai soif de courir!

Que mon cheval jette au vent sa crinièr , Voyons l'horizon devant nous s'ouvrir...

Ah I partez sans moi : l'âme prisonnière Aime sa prison et veut y mourir I

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