A UNE JEUNE FILLE
Pauvre enfant, qui voulez combattre la nature, Qui doutez de Tamour et repoussez sa loi , Qu'avez-vous donc souffert, et par quelle blessure Ce cœur de dix-huit ans a-t-il perdu la foi?
La fleur d'avril est-elle à tout jamais fanée Pour avoir frissonné sous un souffle du nord? La coupe de vos jours est-elle empoisonnée Par un pleur de vos yeux qui coula sur le bord?
Moi qui suis déjà vieux dans les choses humaines , Dont le cœur a saigné plus souvent qu'à son tour,