‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 17 sur 108 · IMITÉ D'ALCÉE · texte numérisé non relu

IMITÉ D'ALCÉE

Non , vous n'êtes pas morts, jeunes et grands courages! Sous les myrtes fleuris et sous les orangers

Vous vous promenez aux bocages.

Où le fils de Tydée, Achille aux pieds légers Et tous les glorieux affronteurs de dangers

Ont conservé leurs fiers visages !

Je veux porter mon fer caché sous un feston.

Ainsi qu*Harmodius et qu'Aristogiton.

Parce qu'ils ont tué l'usurpateur d'Athènes

En présence des Dieux, tous deux sont immortels.

Quiconque brisera des chaînes , Comme eux verra fleurir les printemps éternels, S'il ose comme eux prendre à témoin les autels De la justice de ses haines.

Je veux porter mon fer caché sous un feston.

Ainsi qu'Harmodius et qu'Aristogiton.

Mai, 1850.

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