TRADUIT D'HORACE
Nous coucher sur le dos et prendre encor le frais : Fais-nous vite un réduit bien sombre I
Que le pin toujours vert et le blanc peuplier Nous tressent promptement Tombrage hospitalier.
Et que les ondes toujours pures Du ruisseau dont Thiver a suspendu les jeux, S'empressent en tremblant dans leur lit sinueux
Et recommencent leurs murmures.
C'est là que nous ferons à Técart du soleil Apporter des parfums avec du vin vermeil
Et les roses trop tôt fanées.
Tandis que la jeunesse ignorant les soucis, Et les avares sœurs qui mesurent nos fils , Nous permettent encor de perdre nos journées.
Jouissons, car la mort pousse d*un pied égal La cabane du pauvre et le trône royal ;
La courte sonmie de la vie Nous défend de bâtir dans l'avenir lointain ; Retranchons notre espoir aux bornes d'un matin ; Cueillons l'heure : qui sait de quoi l'heure est suivie?
IMITE D'ALCEE.
Je veux porter mon fer caché sous un feston , Ainsi qu^Harmodius et qu^Arîstogiton.
Préférant plus d'honneur tous deux à plus d'années, Ils frappèrent Hipparque au milieu des flatteurs,
Au temple des Panathénées :
Meurtriers d'un tyran, noni sacrificateurs, Car ils offraient son sang aux Dieux libérateurs ,
Aux vengeurs des lois détrônées I
Je veux porter mon fer caché sous un feston , Ainsi qu'Harraodius et qu'Aristogiton.