‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 21 sur 108 · SCÈNE I" ADRASTE, OABIOLLE · texte numérisé non relu

SCÈNE I" ADRASTE, OABIOLLE

Non I je n'y comprends rien , et Je me donne au diable.

GABIOLLE.

Le cadeau lui sera, Monsieur, fort agréable.

Marfise, du vivant do son ladre d'époux,

Me faisait, sans conteste, un accueil assez doux,.,

GABIOLLP.

Parbleu ! le détenteur de sa foi conjugale

Était vieux, et, déplus, méchant comme la cale,

ADRAST^.

Je plaignais ses ennuis : sous couleur d'amitié, Je gagnais du terrain dans son cœur pied à. pied;

Je lui faisais des vers où Je trouvais infâme L'homme qui chagrinait une si belle femme; Enfin , après deux mois passés à soupirer.

Croyant Tinstant venu , j^allais me déclarer. Quand le soudain trépas du vieil époux m^arrôte.

GABIOLLE.

Ma foi, ce mari-là n*était pas une bête !

n est mort bien à point pour Thonneur de son front I

Voilà ce que j'appelle esquiver un affront l

Au bout de quelque temps, je retourne à Marfise, Je lui dis mon amour : elle feint la surprise I

GABIOLLE.

Elle se fâche?

Non : elle ne répond rien , Ou répond en riant et change d'entretien.

J'insiste, je m'emporte... Elle, toujours tranquille. Prétexte une visite à faire dans la ville; Je la quitte, et depuis (voici bientôt un mois). Je n'ai pu la voir seule une seconde fois I Comprends-tu quelque chose à ce nouveau système?

GABIOLLE.

Êtes-vous sûr. Monsieur, que la dame vous aime ?

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