ACTE I, 6GËNE I
Imbécile I Parbleu, si Je n^en étais sûr,
Tout son petit manège aurait-il rien d'obscur?
GABIOLLB.
C'est alors qu'elle veut vous prendre en mariage.
Bah!
GABIOLLB.
Puisqu'elle vous aime et n'a point passé l'âge, Gomme amant ou mari la belle veut de vous :
Ce n'est pas comme amant, ergo c'est comme époux.
Diable ! il se pourrait bien.
GABIOLLB.
Elle ne vous résiste Que pour vous amener à ses fins.
C'est tort triste.
Et c'est son dernier mot , tu crois 7
GABIOLLB.
Évidemment :
Toute femme voudrait épouser son amant
Mais si l'amant n'a pas le goût au mariage?
8St LES M£PRISB$ DE I/AVOUR.
Il marque peu d'wnour*
«▲molli»*.
PUons bagage, Si vous m'en croyez.
£iiaU€k ) -^^ El ne« soin» iKSwkiuSy Mes soupirs de trois mois, mes vers seraient perdus?
GABIOLLE.
Les vers resserviront Quant aux soupirs, je pense Que vous êtes en fonds d'une telle dépense.
Soit Mais j*aime Marfise, à ne rien déguiser; Et s'il faut aujourd'hui la perdre ou Tépouser..* Que me conseilles-tu?
GABIOLLE.
Perdez'la, sans nul doute.
ren suis épris pourtant, et veux, quoi qu'il eu coûte,.. Réfléchissez, Mqî\alQur, c'ejit grave.
A<2T^ Il SGÈN6 h il 8»
Bah I tant pis ( Je n'aurai pas poussé tant de soupirs gratis; Et si par un malheur, où je ne puis que faire, Le chemin de son cœur passe chez le notaire, Eh bien ! ries ne fera reculer mon amour.
Et je veux arriver, fût-ce par ce détour,
GABlOttE.
A vos souhaits, alors î — L*extravagance est forte !
Je le sais parbleu bien, mon enfant : mais qu'importe?
Rien ne me coûte au prix d*un désir satisfait
Ma mère m'a gâté, dit-on? — Elle a bien fait.
Je suis extravagant, obstiné, volontaire.
Et je m^en applaudis. — Qrâce à ce caractère ,
Je fais tranquillement les mille absurdités
Que font avec remords ceux qu'on n*a point gfttéa
Pour résumer, Marfise, en femme honnête et sage.
Ne veut s'abandonner à* moi qu'en mariage ;
Et pour mettre mes vœux et sa vertu d'accord,
le vais lui demander sa main.
GABTOLLE.
Vous avez tort
ADRASTS.
De quoi te mêles-tu? Je te donne des gages Pour brosser mes habits et porter mes messages ; Mais conseiller ton maître excède ton emploi.