‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 23 sur 108 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

HARFISE, contrainte.

Bonjour.

Que savez-vous de neuf 7

ADRASTB,

Rien. Pour toute nouvelle , Je suis toujours épris, comme vous toujours belle.

MARFISE

Fi l pouvez-vous ainsi donner dans la fadeur I Laissons le badinage : avez-vous Vu ma sœur?

Sylvia se promène avec sa camériste :

Mais je...

HARFISE.

Depuis huit jours je la trouve un peu triste.

Elle n^est pas la seule et je le suis aussi.

MARFISE

Hé ! chacun ici-bas , Adraste , a son souci.

Tai moi-même le mien qui me poursuitsans trêve;

Mon procès me tourmente à ce point que j'en rêve.

ADRASTE, à itui.

Elle veut m'échapper, je m'y suis attendu.

MARFISE

J'ai rêvé cette nuit que je l'avais perdu.

8é' LES MÉPRISES B^ ^AMÔUR.

Vilain i^t^ t Pour moi^ f ai fait de plus doux songes.

MÀRPI8B,

Les rêves, par bonheur^ gQQt autant de mensonges.

Je viens sa^voir de vom si !e miçn a mentJL

En joie à mou révQil le mien s^eat convertie Mon plaideur^ LéUo» qui ne m'a jamais vue, Me demande par lettre un mom^t d'entre vu o, Afin de transiger. -^ Jâ Vattends aujourd'hui^

Certe, il est bien heureux l vous l'écîoiiterez , lui I

yARFis^ Vous êtes suacepiÂble î — W bien l je vous écoute : Que me conseillQ^-yQu^? de transiger ?

Sans doute.

Mais ce n'est pa» o^la...

xA»rus.

Mûn proQuraur prétejiA

Que lo droit est pour moi...

A9k»Aa7B^

Tqus en disent autant; Mais laissons le procès» Je Y0U8 pri^t ^t peur cause.

Mon i^heii( ja m v^nr^is yons parler d'^Atre cboa^ \

Ce procès m'étourclit.. tout! PIOA bien en dépend ! Ne glisse-t-elle pas aux doigta QQmme un serpent? Tenez, j*a{ ce matin à visiter trpU juges...

Vous voilà doiM; enfin i\ l)Ottt ùe subterftiges !

.VARPJ(S«^

Hé bien ! oui , J'en convions ; je oberchais des déto^ars, Des subterfuges» aoit, pour romprô vos discours « Et n'être pas réduito au ton de fâçb^ie Qui donne ^ la raison Tair de la pruderie»

Mais pula^oe votre instaneo est teikt qu'il lenà, faot^ Pour m'en débarrasser^ la prendre ua ton plus bivit » Et que vous refusez méobamioeiit de compreudre Tout ee qu'à deou-mota ou veut vOHS faire. OAteadre^ Votre fâcheux amour m'offeoee» et mon devoir Me défend désevoMiîs le pl^i^ir de vouâ voir. Gomprenez^vous?

C'est clair. ( a v»rt ) Elle tient au notaire. (H«utO Je n'ai pas mérita ce tr^teme^t sévère ; .

L*amour que j*ai pour vous n'est pas ii^'urieux, Car c'est à votre main, Madame, que j'en veux.

HARFISE. *

Alors c'est différent

ADRASTE, à part

La voilà radoucie.

MARFISE

La demande m'honore et je vous remercie.

Pour vous appartenir, j'ai tout sacrifié.

MARFISE

Asseyons>nous, Âdraste, et causons d'amitié.^

ADRASTE, s'asseyant.

Vous avez donc le temps maintenant ? — Ah ! cruelle l

Gomme vous me traitiez tout à l'heure en rebelle I

Qu'il faut se ranger vite à votre bon plaisir,

Et qu'on est mal venu de vous désobéir I

Vous voilà plus, traitable , et ma joie en est grande.

MARFISE

Le ton doit différer ainsi que la demande;

Et quand on en reçoit que peut souffrir l'honneur,

Il y faut bien répondre avec quelque douceur.

Ne vous excusez pas : j'aime fort votre crime.

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