ACTE II, SGtNB lY. ns
MARFISE
lié bien, Lélio veut... il veut envelopper Tout notre démêlé dans un bon mariage.
SYLVIA, à itart.
Quel bonheur î
MARPISE.
Qu*en dis-tu? trouvés-tu cela sage?
Pour moi , j'y penclie fort.
SYLVIA
Je n'ai pas d*autre vcbu Que votre volonté.
MARFISË.
Non , rien sans ton aveu , Car la chose, après tout, comme moi te regarde.
îSYLrïA*
Notre mère, ma scfeur, m'a mise à votre garde, Et je ne voudrais pas vous contredire en rien.
MARFlflS.
Laisse là le respect : 11 s*agit de ton bien*
\i t'airae, et ne veux pas fimposer un beau*frôre.»4
STLVIA, à Splnett« k pavt.
Ah! Spinette, c'était..
8PI1IETTI, d« ttênM.
J'éntend»; laigsez-moi Wï*^-
(a Marfbe.)
Puisqu'elle n'ose pas vous donner son avis ,
Je répondrai pour elle, avec votre permis.
A quoi donc pensez-vous, d'épouser sans connaître?
Mettez-vous au hasard le choix de votre maître?
On peut encor risquer de le prendre aigre-doux
S'il est vieux, comme était votre premier époux :
On sait que tels maris ne sont pas de durée.
Et que l'on en sera vitement délivrée ;
Mais Lélio paraît très-robuste et très-sain ;
C'est un gaillard, Madame, à n'en pas voir la fin,
Et si d'un repentir l'équipée est suivie,
Vous vous en préparez cette fois pour la vie.
MARFISE
Aussi ne vais-je pas l'épouser de léger :
U doit nous voir souvent, je pourrai le juger.
SPIMETTE.
Bon! l'hymen est. Madame, un étrange négoce; Un mari n'est jamais mari qu'après la noce :
Tant qu'il est au futur sans doute il est charmant; Mais une fois l'époux. Madame, adieu l'amant I
MARFISE
Cette maxime étant généralement bonne.
Personne, en y songeant, n'épouserait personne.