‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 55 sur 108 · ACTE TU, SGÊNS (Y · texte numérisé non relu

ACTE TU, SGÊNS (Y

AbRASTB.

Ainsi , sans ce coquin , Marisa eût consenti A me laisser le temps de prendre mon parti 7

Sj>III|ETT£.

Oui, Monsieur.

ADRASTE, à Oa^bioUe.

Tu Tentends, ta ruse m^assassine I

GABIOLLE, conFiis.

Oui, Monsieur.

C'est à toi que je dois ma ruine I

Oui , Monsieur.

Je te chasse. '

GASIOLLE.

Oui , Monsieur,

ADRASTIS.

Va-t'en donc!

Et ne reviens jamais me demander pardon I Tout est dit entre nous l— Va, que Dieu te confonde!

6ABI0LLS«

Si nous ne devons plus nous revoir en ce monde, J'aimerais à rentrer dans Targent qui i^c^ dû*

n<* LES MEPRISES DE L'AMOUR.

Combien est-ce ? (à part.) O Marfise I ô coup inattendu l

(u s'assied d'an air désaspërë.) 6ABI0LLE, aax deux fommes.

Écartez-vous un peu. Nous avons dans le compte Des articles badins et qui vous feraient honte. Plus loin. Il ne faut pas que vous entendiez rien.

(ROTOnant rers Adraste.)

Pendant que de ses maux Adraste s'entretient. Je vais lui faire voir de mon arîtlimétique.

ADRASTE, l rusquiment

Ce compte ?

GABIOLLE.

Le voici , Monsieur, très-véridîque.

Mes gages d'août, septembre et quelques jours de plus, A dix écus par mois , font , je croîs, trente écus? Plus, j'ai payé pour vous en diverses rencontres Vingt écus de tabac et de verres de montres.

ADRASTE, vliitralt.

Après?

GABIOLLE.

Trois vieux pourpoints qu'il vous plut me céder, Et qu'à vos frais. Monsieur, je fis raccommoder, Dix écus.

A;CTE m, SCÈNE lY. 158

£s1rcetoat?

GABIOLLE, à port.

Bah I donnons-nous carrière.

(Haut.)

Item , vingt coups de pied, tous reçus par derrière , (Je vous avais bien dit que vous me les paieriez) Et qui font vingt écus, négligeant les deniers. C'est pour rien.

Le total?

GABIOLLE.

Trente et vingt font soixante , Et dix font quatre-vingt, et vingt font cent quarante.

Je n'ai pas l'argent là. Paie encore pour moi Et joins-en le montant à ce que je te doi.

GABIOLLE.

Que je me paye à moi mes gages? — ô cervelle l C'est être trop distrait.

ADRASTE, à Sylria.

Qui donc épouse-t-elle ?

STLVIA.

i54 LES MÉPRISES DE L*AMOUR.

GABIOLLB.

Son plaideur? - Mariage émargent.

Que romprait en trois jours un drôl» inteUigent

A0JIASTE.

Va-t'en I nous n'avons plus besoin de tes services. Je porte à mon c6té de plus sûrs artifioes.

(a SjWia. )

OÙ trouver mon rival pour le faire appeler?

SYLVIA

Il le tuera, Spinettel

SPINETTE

Il faut tout révéler. — Si vous considère» Sylvia , votre épée Du sang de Lôlio ne sera pas trempée, ••

Quel intérêt pour lui vous fait intercéder?

SPINETTE

Elle l'aime, (a syiria.) C'est fait. Vous pouvez regarder.

ADRASTE, apr&8 un silence.

Qu'il vive et soit heureux l - Votre amour le protège.

SYLVIA

Noble Adraste !

Le sort de toutes parts m'assîége I

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