‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 58 sur 108 · ACTE ni, SCÈNE ÏV. I6l · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCÈNE ÏV. I6l

Bon I Lélîo le sait Crois-tu qu'il s'en émeuve?

GABIOLLE.

Certes , si vous savez lui glisser en douceur Quelque ressouvenir de son prédécesseur.

Fi donc!

GABIOLLE.

Et pourquoi fi ! C'est de très-bonne guerre,

D'ailleurs le compliment ne le touchera guère.

GABIOLLE.

Vous croyez? Essayons. —Soyez pour un moment Le futur, moi je suis le malheureux- amant, « Ah 1 Monsieur, permettez que je vous félicite ! « Au choix de votre épouse on voit votre mérite. » Sur ce, vous saluez et me trouvez bien bon.

« Un trésor de vertu dont le passé répond, »

Reprends-je, « oui, Monsieur, car un père barbare « La remit presque enfant aux bras d'un vieil avare, « Fort laid , peu ragoûtant, et, pour comble, encor vert. . .

ADRASTE, TiAot.

Je comprends le manège.. • Il est parfait, mon cher

GABIOLLE.

« De mourir sans enfants il se faisait sorupnle...

ApRASTE, riant.

Ah I pauvre liôlio t quelle amère pilule I

GABIOLLB.

« Jugez quelle vertu Marfise dut avoir

« Pour prendre en patience un si f&cheux devoir 1

ADRASTË.

Hein ?

GABIOLLE,

« Quelle rude épreuve et quel apprentissage ! « Mais respoir d-être mère élevait son courage. »

Vous mentez par la g:orge ! '

GABIOLlilS,

EUl monsieur, dovoement!

La supposition n'est p^s saqs fondement.

A Dr. A s TE.

Vous êtes un sot,

GABIOLLB,

Moi, j^ai dit une sottise?

Un maraud cotnm6 vous supposer que Marfisc...

AQTE m, SGËNB IV. i63

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