‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 57 sur 108 · ACTE UU SCÈNJB.IV · texte numérisé non relu

ACTE UU SCÈNJB.IV

C'est une perfidie I

Ouit Moi^siQur, q'^0 es^ une,

ÀDRASTS.

Nous aimons mieux alors garder notre infortune.

STLVIA.

Certes !

SPIFÎETTE, àSrlvia.

C'est pour lui seul que vous ferez cela.

GABIOLLE, à Adrasie.

Pouvez-vous refuser votre aide à Sylvia ?

SYLVIA, à Spinctte.

Pour lui , je le veux bien.

ADRASTE, à Gabiolle.

Pour elle, encore passe.

SYLVIA

Mais enfin, dit£S-moi, que faut-U que je f$^s^?

SPINETT««

Faites rire la femme au^ dépens du mari ;

On n'aime pas longt^nps Tbomme dont on ^ ri,

STLVIA.

Mais Lôlio n^est pas ridicule !

169 LES MiPRISBS DE L*AMOUR.

8PINSTTB.

Bonne ftme I Tous les hommes le sont dans les mains d'une femme. Le tout est de savoir les tourner.

STLVIA.

Quant à moi.

Je ne suis pas moqueuse.

SPINETTE

Hé bien I c'est mon emploi.

Je raillerai pour vous.

SYLVIA

Et quel sera mon rôle ?

SPINETTE

Tout ce que Je dirai vous paraîtra très-drôle ; Vous rirez aux éclats ou vous ferez semblant

GABIOLLE.

C'est le meilleur moyen de perdre le galant L'amant dont on rit seule est près de sa ruine, Mais il est mort celui dont rit une voisine.

ADRASTR.

Contre Marfise , moi , quel trait puis-je aiguiser? Elle n'est pas facile & ridiculiser.

GABIOLLE.

Elle prête le flanc par un point : elle est veuve.

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