ACTE V, SCÈNE IV. Î
HARFIS&
Sylvia m'a montré les périls du bon sens, Et ce que j'en ai vu chez de certaines gens M'a réconciliée avec Pextravagance.
Je dois à Lélio quelque reconnaissance, A ce compte.
MARFISE
n est vrai : son vilain procédé Autant que Sylvia pour vous-même a plaidé.
Plaise au cfel que Jamais à son tour ma folie Avec le sens commun ne vous réconcilie I
HARFISE.
Ma sœur prétend qu'au fond vous n'êtes pas si fou , Et que Je serai là pour crier casse-cou.
ADRASTE, hu à SvlrU.
C'est encor vous?...
STLVIA, de mÂme.
Toujours.
MARFISB.
lA paix du mariage, Dit-elle, amortira cette fougue de l'âge.
t88 LES HtPKISES DE L'AMOUR.
ADRÂSTE.
Qu'en saitron? Mes défauts sont des plus entêtés, Et j'en suis plein.
MARPISK.
Vraiment? —Parmi ses qualités Tu n'avais pas, ma sœur, compté la modestie.
ADRASTE, à part.
Bon! je perds du terrain à chaque repartiel
(Haut.)
Si j'ai tant de vertus, pourquoi donc l'autre jour?...
MARFISE
C'est qu'alors je doutais encor de votre amour.
ADRASTS.
Et VOUS n'en doutez plus?
MARFISE
Je cède à Tévidence^
ADRASTE, à part.
Elle prend bien son temps I
MARFISE
Ni monindilTérence, Ni les lurojets d'hymen qu'il m'avait plu former N'ont pu décourager votre cœur de m'aimerl
Si vous ne vous rendez qu'à ma persévérance 1