‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 92 sur 108 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, SPINETTE.

8PINETTE, eiTarie.

Ah 1 Madame ! ah j Monsieur 1

STLVIA.

Qu'est-ce?

SPINETTE

Ah I Mademoiselle!

Feignez Tétonnement

Haut.

Quelle étrange nouvelle I A peine je la crois moi-même qui la disl

Parle.

%3« LES llfiPRISES DE L'AMOUR.

SPllIBTTK.

Non , devinez; je vous le donne en dix!

Ge h&bleur, ce menteur, ce gourmand, cet ivrogne, Ce fripon, ce pendard, ce coureur sans vergogne, Ge païen qui jamais ne s'était repenti, Ge suppôt de Satan, Gabiolle est converti 1

Gonverti? lui, Gabiolle?

Oui , converti , vous dis-je I Un père capucin en a fait le prodige.

Gabiolle avec le vice a pour jamais rompu ; Mais avant de quitter ce monde corrompu , Il va de porte en porte, à grandes révérences, Demander à chacun pardon de ses offenses.

On dit que c*est pitié de sa contrition :

Aux gens quMl a dupés il présente un bftton Les priant sur son dos de châtier ses crimes. •• Mais il est embrassé par toutes ses victimes I

Gabiolle converti I je n'en puis revenir I

SPINETTE

Je ne m'étonne plus de rien à Tavenin

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