ACTE 1, SCENE IV
GABIOLLE, criant.
O ciel ! quelle avanie !
Quoi désespoir ! — mourons.
ADR A s TE.
A qui diable en as-tu ?
GABIOLLE.
Je m'afflige avec vous de peur d'être battu.
Et tu vas t'attirer, par ta sotte grimace...
GABIOLLE.
Résolument, Monsieur, que faut-il que je fasse? Dois-je rire ou pleurer?
ADRASTE
Tu me dois écouter, Et me donner conseil sur l'effort à tenter.
GABIOLLE.
Excusez-moi , Monsieur ; j'ai cent écus de gages Pour brosser vos habits et porter vos messages ; Mais donner des conseils excède mon emploi.
ADRASTE
Si GDUs réussissons, cent pistoles pour toi.
GABIOLLE.
Voilà qui change tout. — Donc Marfise refuse De vous épouser?
ADRASTE
Oui.
GABIOLLE.
Donne-t-elle une excuse?
ADRASTE
Elle ne m'aime point. ~ Ne ris pas !
GABIOLLE.
J'ai de quoi!
ADRASTE
Oui , — mais je te défends de te moquer de moi.
GABIOLLE.
Expliquons-nous un peu sur ce ton despotique : Je suis votre conseil ou votre domestique ; Si votre conseiller, j'entends être traité Par Votre Seigneurie avec moins de fierté, Et rire k ses dépens quand elle le mérite ; Sinon...
Ris donc, bourreau.
GABIOLLE.
Non, je vous en tiens quitte.
Votre soumission me désarme, et d'ailleurs Nous n'avons pas le temps de faire les railleurs. — Ainsi, Monsieur, malgré votre déconvenue,