ACTE 111, SCENE IV
ADRASTE
Ainsi, sans ce coquin, Marfise eût consenti A me laisser le temps de prendre mon parti ?
SPINETTE
ADRASTE,à GabioUe.
Tu l'entends , ta ruse m'assassine !
GABIOLLE, confus.
Oui, Monsieur.
ADRASTE
C'est à toi que je dois ma ruine !
Oui, Monsieur.
ADRASTE
Je te chasse.
GABIOLLE.
♦ Oui , aïonsieur.
ADRASTE
Va-t'en donc !
Et ne reviens jamais me demander pardon ! Tout est dit entre nous !— Va, que Dieu te confonde!
GABIOLLE.
Si nous ne devons plus nous revoir en ce monde, J'aimerais à rentrer dans l'argent qui m'est dû.
ADRASïK.
Coiîjbitiii est-ce ? (à rait.) O Marfîse ! ô coup inattendu !
( Il s'assied d'un air désospéi-é. ) GABIOLLE5 aux deux femmes.
Écartez-vous un peu. Nous avons dans le compte Des articles badins ôt qui vous feraient honte. Plus loin. Il ne faut pas que vous entendiez rien. ,
( Revenant vers Adrastc.)
Pendant que de ses maux Adraste s'entretient, Je vais lui faire voir de mon arlthmeitique.
A D 1'» A S T E , Irusquemcnt
Ce compte V
GACIOLLE.
Le voici , Monsieur, très-véridique.
.Mes gages d'août, septembre et quelques jours do plus, A dix écus par mois, font, je croîs, trente écus? Plus, j'ai payé pour vous en diveVses rencontres Vingt écus de ta1)ac et de verres de montres.
ADRASTE, distrait.
Après ?
Trois vieux pourpoints qu'il \ous plut me céder, Et qu'à vos frais, Monsieur, je fis raccommoder, Dix écus.