‹ Poésies complètesChapitre 61 sur 118 · ACTE III, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV

Huit jour»? Vous urétonnez.

V ' ils vous ont semblé courte ?

ADRASTE

Vive Dieu ! nous menons une vie occupée l Pas de jour avec nous qui n'ait son équipée : Amourettes, duels, festins et jeu d'enfer!

GABIOLLE.

11 faut pour y durer avoir un corps de fer.

Y durer ? à quoi bon !

GABIOLLE.

Hélas ! il déraisonne.

ADRASTE

La devise du sage, ami, c'est courte et bonne. Au diable un lendemain qui peut s'évanouir ! Celui-là seul est fou qui remet de jouir l

GABIOLLE.

C'est d'après les anciens qu'il dit ces platitudes, Et voilà le profit que lui font ses études.

ADRASTE

S'amuse-t-on ici ? vous n'en avez pas l'air, Sylvia. C'est un tort. Diable ! le temps qu'on perd

Ne se retrouve pas. — Et toi, toujours gentille? Sais-tu que ton amant serait un heureux drille, Spinette ? — Quoi de neuf, outre le temps perdu?

SYLVIA

Ma sœur se remarie.

ADRASTE

0 ciel ! qu'ai-je entendu?

Marfise...

SYLVIA

Dans trois jours.

Ail ! malheureux ! je Taime !

SYLVIA

Comment?

ADRASTE

Mon inconstance était un stratagème Conseillé par Gabiolle.

GABIOLLB.

Écervelé maudit l

SPINETTE

Tu fis de bel ouvrage alors, sans contredit 1 Marfise abandonnait pour lui son mariage , Quand tu vins tout gâter avec ton sot message.

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